Comparaison, métaphore et personnification - Français - 3ème

Comparaison, métaphore et personnification - Français - 3ème

Voici une nouvelle fiche de révisions de français rédigée par notre professeur. Elle porte sur les figures de style et plus particuièrement sur la comparaison, la métaphore et la personnification.

Dans cette leçon, vous apprendrez comment reconnaitre et utiliser les comparaisons, métaphores et personnifications, chose très utile pour le Brevet.

Téléchargez gratuitement ci-dessous cette fiche de français sur la comparaison, la métaphore et la personnification.

Comparaison, métaphore et personnification - Français - 3ème

Le contenu du document


 

Cette fiche va te permettre de comprendre ce qu’est une comparaison, une métaphore et une personnification. Ces figures de style sont à connaître par cœur pour le brevet ! Un quiz en fin de leçon te permettra de t’exercer et vérifier tes connaissances. 

 

Introduction

 

Une figure de style est un procédé d’écriture grâce auquel l’auteur d’un texte donne aux mots un sens nouveau, plus spécifique au texte, il nous permet ainsi de mieux imaginer ce dont il parle ou de concrétiser ce qu’il veut évoquer. Cela lui permet aussi d’apporter des précisions, de créer des images dans l’esprit du lecteur, mais également de donner une touche poétique.

La comparaison, la métaphore et la personnification sont trois figures de style dites « par analogie ». Ces trois procédés d’écriture cherchent à mettre en relation deux éléments qui ont des similitudes, des points communs.

 

La comparaison

 

La comparaison permet de rapprocher deux éléments à l’aide d’un outil de comparaison ou mot de liaison. L’idée est de souligner le point commun entre les deux, qu’on appelle « motif ». Exemples : 

  • Paul avance lentement.
  • Un escargot avance lentement.
  • Paul avance comme un escargot.

 

Le motif est la lenteur.

L’élément que l’on compare est le comparé.

L’élément avec lequel on le compare est le comparant.

Un outil comparatif ou mot de liaison, permet d’associer le comparé avec le comparant. Il crée ainsi un lien explicite entre les deux éléments. Exemples : 

  • Paul avance comme un escargot.

Paul est le comparé.

 

Un escargot est le comparant.

Comme est l’outil de comparaison.

Il existe d’autres outils de comparaison : 

Tel (que), ainsi (que), pareil (à, que), sembler, semblable à, ressembler à, être comme, avoir l’air de, plus que (comparatif de supériorité), moins que (comparatif d’infériorité), autant que / aussi que (comparatif d’égalité) … Exemples : 

Paul avance tel un escargot.

Paul est semblable à un escargot quand il avance.

Paul est aussi rapide qu’un escargot.

Cette figure de style permet de créer une image. L’auteur ne se contente pas de dire que Paul est lent : il crée chez le lecteur une nouvelle représentation de Paul que l’on va imaginer avec les caractéristiques de l’escargot (baveux, avec des tentacules qui lui servent d’yeux…). L’auteur génère ainsi un ton humoristique ou une exagération, une caricature…

 

La métaphore

 

La métaphore est une figure de style qui consiste à rapprocher deux éléments qui ont un point commun, tout comme la comparaison. Néanmoins, la métaphore n’utilise pas d’outil de comparaison. Il ne reste donc plus que le comparé et le comparant dans la plupart des cas. Exemples :

  • Paul avance comme un escargot.  comparaison (comme)
  • Paul joue les escargots.  métaphore (il n’y a plus d’outil).

 

Mais on peut ne conserver que le comparant et supprimer également le comparé. Il n’est alors plus question de Paul directement, mais il est sous-entendu. Exemple : 

  • Un vrai escargot !

 

Remarque : une métaphore peut se prolonger sur plusieurs lignes voire tout un paragraphe ou tout un texte. On parle alors de métaphore filée. Exemples : 

Paul est un vrai escargot. Il avance, péniblement, en laissant derrière lui sa trace : j’ai retrouvé son cahier de maths dans la cuisine ! Il a beau remuer ses yeux dans tous les sens, c’est plus fort que lui, il ne se rend compte de rien.

Dans cet exemple, la métaphore se poursuit grâce aux autres caractéristiques de l’animal : l’escargot est lent, il laisse sa trace, il a des yeux qui bougent au bout de tentacules. Cela permet de renforcer l’image humoristique ou caricaturale.

 

La personnification

 

La personnification est aussi une figure de style qui permet d’associer deux éléments que l’on veut comparer, sans outil de comparaison. En cela, elle est une métaphore. Mais une métaphore particulière car elle n’est valable que pour un seul type de comparaison : il s’agit d’attribuer des caractéristiques humaines à un élément inanimé (animal, objet…). L’objet ou l’animal est donc comparé à une personne. Exemple : 

  • Sur la cuisinière, la bouilloire chantait à tue-tête.

 

La bouilloire ne chante pas vraiment, chanter étant plutôt une caractéristique humaine. Ce que l’auteur veut exprimer ainsi, c’est que la bouilloire est en train de chauffer et émet un son comparable à un chant. Souvent, la personnification permet de créer un attachement du lecteur à l’objet ou l’animal : l’objet apparaît comme plus sympathique, plus agréable, car il a un côté humain. Exemple :

Les animaux des Fables de La Fontaine sont très souvent personnifiés.

« Une Grenouille vit un Bœuf

Qui lui sembla de belle taille.

Elle, qui n'était pas grosse en tout comme un œuf,

Envieuse, s'étend, et s'enfle, et se travaille,

Pour égaler l'animal en grosseur,

Disant : "Regardez bien, ma sœur ;

Est-ce assez ?... »

Dans cet extrait de la fable « La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf », on repère plusieurs caractéristiques humaines attribuées à cette grenouille : elle a des défauts humains (envieuse), elle agit comme une personne (s’étend, s’enfle, se travaille), elle parle et raisonne.

Chez La Fontaine, l’objectif est la critique : il attribue surtout les défauts humains aux animaux afin de se moquer indirectement de la cour du Roi Louis XIV.

Remarque : lorsqu’au contraire, une personne est comparée à un objet ou un élément inanimé de manière générale, on parle de réification. S’il est comparé à un animal, on parle d’animalisation. Le personnage est ainsi déshumanisé. Exemples : 

  • Qu’il est chou !
  • Quelle andouille !
  • Mon poussin. (pour parler d’un enfant)
  • Le général aboya les ordres.

 

Parler ainsi d’une personne lui enlève son humanité et accentue l’élément que l’on veut mettre en valeur : l’apparence agréable, délicieuse, douce, gentille… (du chou ou du poussin), l’aspect pénible, idiot… (de l’andouille), ou le côté agressif et désagréable (des aboiements).

 

Conclusion

 

La comparaison, la métaphore et la personnification sont des figures de style ou des procédés d’écriture qui mettent en relation deux éléments qui ont un point commun ou une caractéristique commune. Elles ont pour but de mettre en valeur ce point commun en créant des images.

La comparaison met en relation deux éléments qu’elle rapproche à l’aide d’un outil de comparaison ou mot de liaison.

La métaphore est une comparaison dont on a supprimé l’outil de comparaison.

La personnification est une métaphore qui compare un objet ou un animal avec une personne.

Fin de l'extrait

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