Correction Français - Session de Remplacement - Brevet 2017

Correction Français - Session de Remplacement - Brevet 2017

Voici la correction de l'épreuve de français de la session de remplacement du Brevet des Collèges 2017.

Dans cette épreuve il fallait d'abord répondre à des questions sur un texte littéraire. comme il y avait aussi une image, il y avait ensuite des questions liées à la fois au texte et à l'image. Puis il fallait réaliser un exercice de réécriture et enfin une dictée.

Téléchargez gratuitement ci-dessous le corrigé de français de la session de remplacement du Brevet 2017.

Correction Français - Session de Remplacement - Brevet 2017

Le contenu du document


 

Questions (20 points)

 

Les réponses aux questions doivent être entièrement rédigées.

A. Sur le texte littéraire (document A)

1. a- « La ville gisait défaite, frappée de boues, d’inondations et d’étrangetés. » (Lignes 1 et 2) : comment comprenez-vous cette phrase ?

b- Comment cette phrase est-elle développée dans la suite du premier paragraphe ? Répondez en vous appuyant sur le texte. (4 points)

A : Cette phrase s’appuie sur une figure de rhétorique bien connue, la personnification car la ville « gisait », comme serait étendu un être humain, d’une part et d’autre part, elle est « frappée ». Cette personnification insiste sur la violence du désastre et la souffrance des gens qui ont subi le cyclone.

B : La suite du texte développe le champ lexical de la destruction et de la désolation : « jonchaient ; arbres tombés, dérive d’eau noire ; devantures défoncées ; un vomi de naufrage ». Ces termes soulignent combien violent a été le cyclone. De plus, les êtres vivants ne savent plus dans quel monde ils sont : « des cochons blancs et des poules sans plumes et des bœufs sans cornes cherchaient sous l’hébétude un ordre posé du monde ».

2. « Posés partout […] des cœurs et des greniers. » (Lignes 7 à 10)

a- Faites deux remarques sur la construction de cette phrase.

b- Quel est l’effet produit par le choix de cette construction ? (3 points)

A : Tout d’abord, nous remarquons que cette phrase ne comporte pas de verbe. Elle est ce qu’on appelle une phrase nominale. De plus, elle comporte une accumulation, c’est-à-dire qu’elle fait le catalogue de tout ce qui a été détruit. 

B : L’effet produit par le choix de cette construction est de donner au lecteur l’impression que tout a été ravagé et entièrement détruit. Cela souligne les pluriels, insiste sur le gigantisme de la destruction.

3. « Cyclone, c’est vent aveugle » (ligne 13) : comment comprenez-vous cette phrase ? Vous pourrez répondre à cette question en vous appuyant notamment sur la phrase qui suit. (2 points)

Réponse : Dans cette phrase, il manque un déterminant qui précède le nom « vent ». On aurait attendu une construction comme « Le Cyclone, c’est un vent aveugle ». De plus, Cyclone apparaît ici comme un nom propre. L’auteur semble utiliser ici un langage proche de celui des créoles, qui ne respecte pas parfaitement les règles de construction de la grammaire ; cela donne une impression de réalisme.

4. Lignes 18 à 32 :

a- À quel temps les verbes du dernier paragraphe sont-ils conjugués ? Pourquoi ce temps est-il employé ici ?

b- Quel est le sujet de la plupart des verbes dans ce dernier paragraphe ?

c- En observant ces verbes, quel autre point commun pouvez-vous remarquer ? (3 points)

A : Les verbes de ce paragraphe sont conjugués à l’imparfait qui a une valeur d’imparfait de narration : « trouvait ; charriait ; ramenait » insiste sur l’habitude qu’a Man Ninotte des périodes de cyclones et le calme avec lequel elle gère ces moments.

B : Le sujet de la plupart de ces verbes est « Man Ninotte », ce qui insiste sur la grande activité de cette dernière en cas d’inondation : « Man Ninotte n’était jamais plus à l’aise que dans l’apocalypse ».

C : Le point commun que l'on peut remarquer est que ces verbes sont des verbes d'action. Cela montre que ce personnage est très actif.

5. Dans le dernier paragraphe, Man Ninotte apparait aux yeux du petit garçon comme un personnage extraordinaire. Montrez-le en vous appuyant sur vos réponses à la question précédente et sur d’autres éléments du texte. (4 points).

Réponse : Man Ninotte est tout d’abord le sujet de presque tous les verbes du dernier paragraphe qui sont pour la plupart des verbes d’action. Cela insiste sur son activité intense et son courage même en période aussi terrible qu’après un cyclone : « elle ramenait ; elle trouvait ; elle s’y démenait ».

Par ailleurs, le petit garçon la voit comme une force de la nature qui semble imperturbable devant ce désastre : « massive et puissante sous les ailes de son chapeau ». Enfin, cette dernière fascine le « négrillon » : « Le négrillon passait des journées à la fenêtre, suivant des yeux Man Ninotte ».

 

B. Sur le texte littéraire et l’image (documents A et B)

6. a- Quels rapports pouvez-vous établir entre l’image et le texte ?

b- Êtes-vous davantage touché(e) par la photographie (document B) ou par le texte littéraire (document A) ? Justifiez votre réponse ? (4 points : 2 points par question)

A : Le texte et l’image ont le même thème. En effet, l’image nous présente une ville après le passage d’un cyclone et c’est le thème du texte : « Cyclone, c’est vent aveugle ». De plus, le texte narre un événement survenu au même endroit que l’image : la Guadeloupe, terre créole. Le texte porte comme titre Une enfance créole. 

B : Les élèves devaient ici justifier de leur préférence. Il n’y a donc pas de réponse juste. En revanche, toute réponse pas ou peu justifiée entraîne une immédiate perte de points. Il faut dire pourquoi on préfère l’image ou le texte.

Quelques éléments de réponses :

 

tableau réponses

 

Réécriture (5 points)

 

a- Réécrivez la phrase suivante en mettant « ville » au pluriel.

« La ville gisait défaite, frappée de boues, d’inondations et d’étrangetés. »

b- Réécrivez le passage suivant en mettant les verbes conjugués au futur.

« Cyclone c’est vent aveugle. Il bouleverse les affaires des békés et mulâtres, il écorce la vie, et durant quelques jours redistribue les parts. En ville, le monde recommençait sous une mer de boue élevée haut comme ça. »

A : Les villes gisaient défaites, frappées de boues, d’inondations et d’étrangetés.

B : Cyclone ce sera vent aveugle. Il bouleversera les affaires des békés et des mulâtres, il écorcera la vie, et durant quelques jours redistribuera les parts. En ville, le monde recommencerait sous une mer de boue élevée haut comme ça ».

 

Concernant la dictée

 

Extraite d’un roman de Laurent Gaudé, elle ne présente pas de grandes difficultés mais certains écueils sont à éviter :

  • Une bonne connaissance des règles d’accords du participe passé est nécessaire (pour rappel : le participe passé employé avec l’auxiliaire être s’accorde en genre et en nombre avec le sujet du verbe : « certains (…) se sont allongés ».
  • De nombreux adjectifs épithètes doivent être accordés correctement : « des hommes et des femmes, partout, épuisés ».
  • Le lexique ne pose pas de problèmes particuliers.
  • Le mot donné « Superdôme » et le nom de l’auteur doivent être orthographiés correctement car c’est du recopiage.

 

Fin de l'extrait

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