Corrigé de Français - Brevet des Collèges Pondichéry 2016

Corrigé de Français - Brevet des Collèges Pondichéry 2016

digiSchool Brevet vous propose le corrigé de Français du DNB de Pondichéry 2016.

Notre professeur a rédigé pour vous la correction de l'épreuve de Français du Brevet 2016 de Pondichéry afin que vous puissiez vous entraîner pour le jour j ! Vous y trouverez les réponses aux questions, mais aussi le travail de réécriture, la dictée, ainsi que les deux sujets de rédaction.

Téléchargez gratuitement ci-dessous le sujet corrigé de Français du Brevet des Collèges de Pondichéry 2016 !

Corrigé de Français - Brevet des Collèges Pondichéry 2016
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QUESTIONS

1. a. A quelle personne le narrateur parle-t-il de lui ? Citez le texte.

Le narrateur par le de lui à la 3ème personne du singulier : « L’enfant », « il », « lui ».


b. Cette manière est-elle habituelle ? Justifiez votre réponse.

Utiliser la 3è personne n’est pas courant dans un texte autobiographique. Le narrateur, qui est également le personnage principal, parle généralement de lui à la 1ère personne du singulier : « je, « moi », « me ».


2. Dans les lignes 3 à 8

a. Relevez deux participes passés qui caractérisent l’expression de l’enfant.

« ébloui et intimidé » (l.6)


b. Expliquez chacun de ces deux termes en vous référant précisément aux passages concernés.

Le participe passé « ébloui » renvoie à tous les éléments brillants dans la description de l’Allemand : « de grandes bottes brillantes », « de l’or sur son col », « le soleil fait étinceler son monocle », « dans la lumière arrondie du soleil ». Un enfant est souvent attiré par ce qui brille. Le participe passé « ébloui » souligne que l’enfant est impressionné par le soldat.


« Intimidé », ajouté à « ébloui », montre que l’enfant a un certain respect pour cet homme. Tous les éléments brillants attirent son attention mais le renvoie également à son statut d’enfant vulnérable.


3. « Il le dépose prestement, part à grandes enjambées, en jurant, vers l’écurie. » (Ligne 18) 

a. « Prestement » : donnez la classe grammaticale et le sens de ce mot.

« Prestement » est un adverbe de manière qui signifie « rapidement ».


b. Pour quelle raison l’officier change-t-il d’attitude ? Expliquez en vous appuyant sur les termes employés.

L’attitude de l’officier change brusquement lorsque l’enfant se met à hurler. Il est sans doute d’abord surpris puis il comprend que l’enfant a peur de lui. L’officier croyait partager un moment privilégié avec un enfant qui lui rappelle son propre fils. Cette complicité n’est que de courte durée : la langue les sépare ; ils sont « ennemis ». L’officier se sent humilié : cet enfant, malgré sa « faiblesse » et son jeune âge « lui signifie sa haine ».


4. Dans les lignes 21 à 24 : 

a. Quelles sont les réactions successives de l’entourage de l’enfant ?

Le premier personnage à intervenir est son frère qui « arrive en courant de la ferme ».

Puis, « toute la famille est en alerte » : ils sont inquiets et vigilants vis à vis de l’officier qui représente l’ennemi.

« On le dorlote, on l’embrasse, on le passe de bras en bras. » : la famille tente ensuite de rassurer l’enfant et de le calmer.


b. « On le dorlote, on l’embrasse, on le passe de bras en bras. » (ligne 24) 

Quelle est la valeur du pronom « on » ?

« On » est un pronom indéfini. Il désigne, de façon indifférente, les membres de la famille qui s’occupent de l’enfant. Ils ne sont pas cités précisément : le père ? La mère ? D’autres personnes ? L’adulte ne se souvient pas exactement de ce qui s’est passé ensuite, ni avec qui : « Il ne le saura jamais. » 

Le pronom « on » désigne « Toute la famille » qui a été alertée.


5. « Est-ce que quelqu’un est venu le prendre tout en sanglots dans ses bras ? Il ne le saura jamais. » (Lignes 19-20). Qui intervient dans cette phrase ? Quel indice le prouve ?

Dans cette phrase, personne n’est identifié clairement : le pronom « quelqu’un » ne renvoie pas à un membre de la famille en particulier. De plus, la phrase est interrogative et aucune réponse n’est apportée : « Il ne le saura jamais ».


6. Montrez l’opposition entre l’enfant et sa famille dans le dernier paragraphe.

Le pronom indéfini « on » est en opposition avec le pronom » il » désignant l’enfant : lui est identifié clairement, mais pas les différents membres de la famille qui forme un groupe indéterminé.

« On le dorlote, on l’embrasse, on le passe de bras en bras. Il se console peu à peu. »

Les membres de cette famille ne semblent d’ailleurs pas comprendre ce dont il a besoin : le pronom « se » renvoie à « il », comme si personne n’avait pu le consoler sauf lui-même.

On trouve également des phrases au discours indirect libre : « oui », « regardez » : ce sont les paroles des adultes, pas les siennes : mais qu’a vraiment pensé l’enfant ? Les adultes pensent et ressentent à sa place.


7. Pourquoi, selon vous, cet épisode est-il resté gravé dans la mémoire de l’auteur ? Votre réponse s’appuiera sur l’ensemble du texte et sur vos réponses précédentes.

Le texte est écrit au présent de narration, le rendant plus actuel, comme si l’adulte revivait l’épisode au moment de l’écriture. La distanciation ne se fait qu’avec le pronom « il » à la place du « je » habituellement utilisé dans une autobiographie. Ainsi, l’auteur crée artificiellement un nouveau personnage qui ne serait pas lui. Lui n’a pas décidé d’éprouver de la haine : « Il ne voulait pas ça. » Cette phrase est même répétée pour insister.


Le choc subi par l’enfant est d’autant plus violent que la famille ne semble pas avoir compris la raison de cette peur : « il sent que personne n’a compris ce qui a précédé ». Il prend conscience, une fois adulte, qu’il a été conditionné depuis son enfant à haïr les Allemands : « il a été forcé dès sa petite enfance de vivre la haine ». Il souligne le fait qu’un enfant devrait être innocent et devrait profiter des bons moments avec la proposition : « au lieu de continuer à rire » qui marque l’opposition.


RÉÉCRITURE

Dans les lignes 13 et 14, remplacez « L’enfant » par « Je », et transposez du présent aux temps du récit (imparfait et passé simple). Vous ferez toutes les modifications nécessaires.

« L'enfant entend que c'est la langue de l'ennemi. Il est dans les bras de l'ennemi, il rit avec lui. Une peur terrible le saisit, il pleure, il se met à hurler. »

J’entendis que c’était la langue de l’ennemi. J’étais dans les bras de l’ennemi, je ris avec lui. Une peur terrible me saisit, je pleurai, je me mis à hurler.


DICTÉE

Les mots en gras sont écrits au tableau.

Je n’aurais jamais su ce qu’a été vraiment l’incendie de Louvain si un jour grand-mère et maman n’étaient venues s’asseoir dans la véranda de Blémont, pour tricoter comme elles le faisaient toujours en ce temps-là. Elles ne se sont pas aperçues que sous la table, couverte d’un châle indien qui tombait jusqu’à terre, nous étions, Olivier et moi, occupés à jouer aux cartes. 

« Je ne comprends pas, dit maman après un certain temps, pourquoi mon second a tellement changé de caractère. Quand il était petit, il riait sans cesse et maintenant, je vois qu’il n’est pas heureux, il boude souvent. Il n’y a qu’Olivier en qui il a confiance ». 

Henry Bauchau, L'enfant rieur


RÉDACTION

SUJET 1

Imaginez les réactions de la famille après la rencontre entre l’enfant et l’officier allemand. Vous tiendrez compte du contexte historique et vous insérerez un court dialogue. 


Voici quelques critères de réussite pour ce sujet :

La cohérence du texte écrit

• Respect des caractéristiques du récit : narrateur externe (il), personnages présents (Olivier, le frère et d’autres membres de la famille à identifier : père, mère… mais l’officier allemand est parti) et du temps (présent de narration).

• Respect de l’époque (celui du souvenir, 1ère guerre mondiale … avec bienveillance bien entendu).

• Cohérence interne du récit : il s’agit d’une suite et il faut tenir compte des circonstances qui précèdent.


Des qualités narratives 

• Le récit d’un souvenir

- Évocation des membres de la famille, de leur vécu, leur point de vue.

- Évocation des sentiments / émotions des membres de la famille.

• Des arguments pertinents qui expliquent les réactions des membres de la famille

• Un dialogue qui est pertinent et fait avancer le récit : attention à la ponctuation du dialogue (guillemets, tirets, retours à la ligne…) et attention à ne pas tomber dans un dialogue inutile… Les candidats doivent rendre le dialogue vivant et montrer le point de vue des personnages à travers ce dialogue.


Des qualités inventives

Variété et organisation des constituants du récit : alternance de la narration / description / dialogue / argumentation. Les correcteurs n’attendent pas un plan type. Les élèves pouvaient mêler l’argumentation à la narration, commencer par la narration ou le dialogue, peu importait. 

Réinvestissement des procédés d’écriture vus en classe : comparaison, métaphore, anaphore (répétition) ou hyperbole (exagération) par exemple… pour mettre en valeur les réactions des membres de la famille.


Un vocabulaire riche et varié

Attention aux répétitions, notamment dans le dialogue : il fallait penser à varier les verbes introducteur de paroles : dire, demander, répondre… mais aussi ajouter, répliquer, rétorquer, s’exclamer, s’écrier, s’étonner…

Attention aussi au vocabulaire familier : un dialogue ne veut pas dire qu’on peut tout écrire en langage familier. On est entre 1914 et 1918 : le vocabulaire doit donc se rapporter à cette époque.


Une syntaxe irréprochable

Les phrases doivent être correctes syntaxiquement ; la ponctuation doit permettre de comprendre le texte et surtout de mettre en valeur le dialogue.


L’orthographe et la conjugaison

Le texte devait être écrit au présent pour respecter la continuité avec le texte donné.

L’orthographe aussi doit être irréprochable, les candidats ayant un dictionnaire à disposition…


SUJET 2

Selon vous, le fait d’écrire sur soi peut-il guérir ses blessures ? Vous présenterez votre réflexion dans un développement organisé.


Le sujet de réflexion demande de la rigueur et de l’organisation. Vous devez répondre à la question posée en fournissant des arguments illustrés par des exemples. Il vous faudra en fournir au moins 3 dans 3 paragraphes clairement délimités : revenez à la ligne en sautant une ligne par exemple entre chacun des arguments.


Le jury n’attend pas une réponse uniquement positive ou négative : vous avez le droit de dire que l’écriture peut guérir les blessures ; mais vous avez aussi le droit de soutenir le contraire. L’essentiel est d’expliquer pourquoi et comment. Vous devez vous justifier clairement.


Arguments pour :

- L’écriture peut aider à évacuer quelque chose de difficile à dire : avouer une faute pour soulager sa conscience. 

Exemple : Rousseau : Les Confessions, épisode du peigne cassé…

- L’écriture peut aider à évacuer un traumatisme en le partageant avec d’autres : témoignages sur la guerre, sur les camps de concentration…

Exemple : Le Journal d’Anne Frank (même si l’amie est imaginaire)


Arguments contre : 

- Lors de l’écriture, il y a parfois des difficultés de se remémorer les événements ou à les raconter parce qu’ils nous touchent vraiment : il peut y avoir des erreurs dans les souvenirs ; certains auteurs ont recours au roman autobiographique qui mélange fiction et autobiographie.

Exemple : Vipère au poing d’Hervé Bazin ou Poil de Carotte de Jules Renard sur l’enfance maltraitée 

- L’écriture autobiographique fait revivre encore une fois les blessures du passé et en laisser une trace augmente la douleur au lieu de l’atténuer…

Exemple : on peut supposer que des auteurs comme Jules Vallès, qui ont préféré écrire un roman autobiographique (L’enfant), c’est qu’ils avaient du mal à se remémorer (honte ?) de ce qu’ils avaient vécu étant enfant (une mère violente).


N’oubliez pas de faire une courte introduction rappelant les éléments de réflexion du sujet : l’écriture (l’autobiographie principalement) et les blessures.


Vos paragraphes argumentés devront être articulés logiquement avec des mots de liaison :

- Par ailleurs, en outre, de plus… pour ajouter un argument qui va dans le même sens ;

- Néanmoins, cependant, pourtant… pour ajouter un argument contraire.


Votre devoir se terminera par une courte conclusion, montrant expressément votre réponse à la question, positive ou négative.

Fin de l'extrait

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Les avis sur ce document

glad0
5 5 0
20/20

merci c'est cool ça m'a aidé mais j'aurais aimé un exemple concret de la rédaction à faire pour avoir une idée plus réel.

par - le 22/06/2016
yaya436
1 5 0
4/20

Le sujet est intéressant, le contenu aussi (pareil donc), cependant quelques "Trucs & Astuces" auraient été le bienvenu afin de pouvoir voir , il manque quelques petits détails, je suis déçu...

par - le 20/06/2016
AxelCHAMBY
5 5 0
20/20

Super !!!! Les corrigés sont très complet et permettent de voir les erreurs faites et de ce corrigé!

par - le 20/06/2016
Plus d'avis (5)

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