Corrigé Français Brevet Pondichéry 2017

Corrigé Français Brevet Pondichéry 2017

Voici enfin le corrigé de l'épreuve dde français du Brevet des Collèges de Pondichéry 2017. Grâce à ce corrigé, vous avez une idée de ce qui pourra vous attendre le jour du Brevet et vous pouvez vous entrainer.

Cette épreuve de Français comprenait une étude de documents qui étaient un texte et une image, une réécriture, un travail d'écriture et une dictée. Le sujet portait sur la liberté, la lecture et l'enfance. Retrouvez le sujet du brevet de français de Pondichéry.

Téléchargez gratuitement ci-dessous le corrigé de l'épreuve de français du Brevet de Pondichéry 2017.

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Le contenu du document

 

 

 

Le sujet portait à la fois sur les thèmes de :

- la liberté

- la lecture

- l'enfance

 

Le sujet était plutôt facile. La seule difficulté pouvait résider dans le Sujet A de rédaction. Les élèves devaient faire attention à un écueil, celui du hors-sujet, dans la mesure où certains pouvaient croire qu'il s'agissait de dire si oui ou non la lecture permettait d'être libre. En fait, le sujet présuppose cette liberté comme intrinsèquement liée à la lecture.

 

 

QUESTIONS (20 points)

 

Les réponses aux questions doivent être entièrement rédigées.

 

Sur le texte littéraire (document A)

 

1) Lignes 1 à 5 : relevez trois mots qui illustrent le sentiment dominant de ce passage. Quelle en est la cause ? (2 points)

Le sentiment dominant de ce passage est la joie de la narratrice, Simone de Beauvoir, joyeuse d’être enfin libre en ce sens qu’elle s’est installée dans une pension que tient sa grand-mère et qu’elle fait désormais ce qu’elle a envie de faire : « grisa, liberté, passion, m’émerveillais, je jubilais ».

 

2) « J’aimais le chocolat, le bortsch, les longues siestes et les nuits sans sommeil, mais j’aimais surtout mon caprice. » (Lignes. 30-31) Quels sont les goûts évoqués par la narratrice dans cette phrase ? Lequel est mis en avant et comment ? (3 points)

La narratrice met en avant son goût pour la liberté, de manière générale. Plus précisément, elle explique aimer le chocolat, la soupe russe et le fait de vivre de façon décalée par rapport aux autres : « les longues siestes et les nuits sans sommeil ». Mais elle précise qu’elle aime par-dessus tout « mon caprice », c’est-à-dire le fait de vivre comme elle l’entend. Elle met l’accent sur le fait que c’est son caprice qu’elle préfère à l’aide de l’adverbe « surtout », qui crée un effet d’insistance. 

 

3) « j’y avais rêvé dès l’enfance » (ligne. 2) Dans cette proposition, à quel temps le verbe est-il conjugué ? Expliquez son emploi. (2 points)

Dans cette proposition, le verbe est conjugué au plus-que-parfait. C’est un passé du passé qui renvoie à un moment antérieur au moment de l’installation dans la pension de jeune fille, raconté, quant à lui au passé simple, « me grisa » et à l’imparfait « j’étais chez moi ». Ce plus-que-parfait permet de situer le moment du rêve avant l’installation dans la pension.

 

4) « j’avais durement peiné, j’avais eu peur d’échouer, je butais contre des obstacles et je me fatiguais. Maintenant, nulle part je ne rencontrais de résistances, je me sentais en vacances, et pour toujours. » (Lignes. 34 à 36)

a- Quel est le rapport logique entre ces deux phrases ?

b- Transformez ces deux phrases en une phrase complexe contenant une proposition subordonnée. (2 points)

a- Le rapport logique qui relie ces deux phrases est un rapport d’opposition. 

b- La phrase transformée en proposition subordonnée qui mette en valeur ce lien d’opposition est : « j’avais durement peiné, j’avais eu peur d’échouer, je butais contre des obstacles et je me fatiguais, mais maintenant, nulle part je ne rencontrais de résistances, je me sentais en vacances, et pour toujours. »

 

5) Que représente la nouvelle chambre dans la vie de la narratrice ? Vous développerez au moins deux idées. (4 points)

Dans la vie de la narratrice, la nouvelle chambre représente tout d’abord la liberté de faire ce qu’elle a envie de faire : « je pouvais rentrer à l’aube ». Par ailleurs, cet endroit devient pour elle une sorte de cocon, un nid protecteur et surtout personnel dont elle peut à loisir choisir la décoration : « J’avais acheté des meubles en bois blanc que ma sœur m’avait aidée à badigeonner d’un vernis marron. »

 

6) Quelle est la place de la lecture dans la liberté nouvelle de la narratrice ? Justifiez en citant le texte. (3 points)

La place de la lecture dans la liberté nouvelle de la narratrice est prépondérante. Tout d’abord, c’est en lisant qu’elle a commencé à imaginer et à rêver de cette liberté : « Lisant dans Mon journal l’histoire d’une collégienne anglaise, j’avais contemplé avec nostalgie le chromo qui représentait sa chambre ». On voit ici que c’est par la lecture que l’idée de la liberté d’avoir sa chambre à soi est née chez Simone de Beauvoir. De plus, le livre fait intégralement partie de son univers car elle a « des rayons pour mettre [ses] livres ». Enfin, on devine que la narratrice passe beaucoup de temps à lire : « lire au lit toute la nuit ». On voit donc que le livre a une place essentielle dans sa vie.

 

Sur le texte littéraire et l’image (documents A et B)

7) Décrivez l’attitude de la jeune femme dans ce tableau. Quelle image particulière de la lectrice introduit-il ? Cette vision rejoint-elle celle que propose le texte ? (4 points)

Ce tableau de Vittorio Matteo Corcos s’appelle « Rêves » et date de 1896. 

Il représente une jeune femme élégante qui est assise sur un banc, un coude appuyé sur son genou et qui regarde le peintre ou le spectateur avec un air d’intérêt. Elle semble sourire doucement mais d’un sourire énigmatique. 

A côté d’elle, on trouve deux accessoires ; une ombrelle, objet propre aux femmes élégantes au XIXème siècle qui atteste du fait que cette jeune femme appartient à un milieu plutôt favorisé ; et des livres, trois au total, posés à côtés d’elle. Pourtant, elle ne lit pas. 

Cela introduit l’image d’une jeune femme qui se promène avec des livres mais qui ne les lit pas ou qui lit en public, comme pour montrer à tous qu’elle lit. Dans le texte, au contraire, c’est dans le secret de sa chambre que Simone de Beauvoir aime à s’adonner à la lecture.  

 

RÉÉCRITURE (5 points)

 

« Je suis très longtemps restée indifférente au décor dans lequel je vivais ; à cause, peut-être, de l’image de Mon journal je préférais les chambres qui m’offraient un divan, des rayonnages ; mais je m’accommodais de n’importe quel réduit ».

Réécrivez ce passage en remplaçant la première personne du singulier (je) par la première personne du pluriel (nous) désignant la narratrice et sa sœur. Vous ferez toutes les modifications nécessaires.

 

« Nous sommes très longtemps restées indifférentes au décor dans lequel nous vivions ; à cause, peut-être, de l’image de Mon journal nous préférions les chambres qui nous offraient un divan, des rayonnages ; mais nous nous accommodions de n’importe quel réduit. »

 

TRAVAIL D’ÉCRITURE (20 points)

 

Vous traiterez au choix le sujet A ou B :

 

Sujet A : En quoi la lecture peut-elle être selon vous une source de liberté ? Vous répondrez à cette question en envisageant notamment différentes pratiques ou différents supports de la lecture. Votre rédaction sera d’une longueur minimale d’une soixantaine de lignes (300 mots environ).

REMARQUE : le sujet A est le sujet de réflexion. Il ne s’agit donc pas d’argumenter sur le fait de savoir si la lecture est ou n’est pas une source de liberté. Les candidates doivent comprendre que le sujet présuppose que la lecture est un espace de liberté. Par contre, ils doivent donner leur avis sur le fait que la lecture crée de la liberté et comment.

Les candidats devront faire une introduction dans laquelle ils présenteront le sujet puis annonceront leur plan.

Ils devront ensuite fournir deux ou trois arguments nourris d’exemples.

Ils rédigeront enfin une conclusion pour répondre à la question.

Note Bene : ils penseront à utiliser des connecteurs logiques (d’abord, ensuite, voilà pourquoi…) pour articuler leurs arguments et leurs parties.

Exemple :

La lecture est au centre de la vie d’un enfant et d’un écolier car elle est ce qui lui permet de progresser dans toutes les matières. Nous pouvons nous demander en quoi la lecture est une source de liberté. Pour cela, nous verrons d’abord qu’elle permet de s’évader du quotidien. Nous verrons ensuite qu’elle ouvre l’esprit à de nouveaux horizons, à des nouvelles idées. Enfin, nous verrons qu’elle permet aussi de découvrir des faits réels et qui nous permettent de mieux réfléchir et donc d’être libres.

- Tout d’abord, la lecture permet de s’évader du quotidien. En effet, pendant qu’on lit, on ne pense à rien d’autre et on se laisser conduire par l’auteur. Cela peut nous permettre d’oublier, de nous distraire. Par exemple, le roman d’aventures comme l’île au trésor de Stevenson est un bon moyen pour se dépayser.

- De plus, la lecture nous permet d’élargir nos horizons dans la mesure où cela nous confronte à des idées différentes des nôtres ou auxquelles d’autres ont réfléchi avant nos. Par exemple, la poésie de Victor Hugo, « Demain, dès l’aube », évoque la disparition de sa fille Léopoldine. Dans ce poème, Hugo raconte sa tristesse que nous pouvons comprendre et imaginer, une tristesse que nous ne connaissions pas forcément.

- Enfin, la lecture peut nous permettre d’accéder à des récits réalistes ou historiques. Par exemple, le Journal d’Anne Frank est un journal intime qui raconte les dernières années de la vie d’une jeune juive hollandaise qui mourra dans les camps de tuerie de masse. Lire ce texte nous permet de réfléchir à des atrocités commises et qui ne doivent pas se reproduire. 

 

Sujet B : La narratrice rencontre sa grand-mère dans la pension : cette dernière exprime ses sentiments face à la liberté et au bonheur de sa petite fille. Elle lui raconte ce qu’était sa vie au même âge.
Votre rédaction sera d’une longueur minimale d’une soixantaine de lignes (300 mots environ) et mêlera dialogue et narration.

 

« Il était presque deux heures du matin lorsque je me rendis compte que j’avais littéralement oublié de dîner. Un gargouillis atroce de mon ventre me rappela aux devoirs que j’avais envers mon estomac que je faisais trop souffrir depuis que je vivais « chez moi » et pouvais manger à des heures indues. Je me levai donc sans bruit et passai ma robe de chambre et partis en expédition à la cuisine où j’espérais trouver un petit quelque chose à me mettre sous la dent avant de reprendre la lecture que je venais de commencer. 

En approchant de la cuisine, j’aperçus sous la porte d chêne une raie de lumière qui m’inonda lorsque je m’avançai dans la pièce où je trouvai ma grand-mère :

- Que fais-tu là ma chérie, à cette heure-ci ? Insomniaque comme ta vieille mamie ? me lança-t-elle de cet air coquin qui me l’avait faite aimer dès le premier regard.

- Non, j’ai oublié de manger, Mamie, répondis-je, sûre de la voir se lever et attendant de voir si mon hypothèse se confirmerait.

Je ne m’étais pas trompée. Elle m’ordonna d’une voix qu’elle sut ne pas être ferme de m’asseoir et se lança dans la préparation d’un pique-nique nocturne dont nous allions prendre toutes les deux l’habitude. J’aimais que Mamie me nourrisse et elle aimait tellement me nourrir. Ce n’est pas cela, l’amour ?

- Tu me fais tellement penser à moi, ma chérie, commença-t-elle en me regardant me jeter sur ce qu’elle m’avait préparé. J’avais ton âge tout pile lorsque j’ai quitté mes parents. Oh, pour moi, c’était différent. La guerre franco-prussienne venait de se déclarer et mes parents ont compris que si je restais dans le coin, je courais des risques ; ils m’ont alors placée comme jeune fille au pair chez un couple d’anglais fortunés. Nous sommes allés vivre dans leur château, dans le Yorkshire. Un endroit si magnifique.

J’écoutais, éberluée, les souvenirs de cette femme que j’avais toujours imaginée dans sa pension ; je m’aperçus à cet instant que les jeunes ne pensent jamais que les vieux ont un passé. Ils voient leurs parents figés dans la seule existence qu’ils connaissent, le présent ; je découvrais une Mamie qui avait été une jeune fille et qui me parlait d’elle, de ses craintes, de sa douleur lorsqu’elle apprit par une lettre que son père était mort, durant la guerre ; elle me raconta aussi ce petit amoureux, le palefrenier qui vivait au château, au-dessus des écuries.

- Tu étais amoureuse d’un autre homme avant grand-père, Mamie ? Il le sait ?

- Bien sûr, j’ai tout dit à ton grand-père. J’ai eu une vie avant lui. Mais surtout, ma chérie, je garde ce souvenir tellement doux des heures de lecture que j’ai eues dans la tour sud du château. Le père de famille, John, m’avait expliqué que cette fenêtre regardait vers la France. Alor je m’installais là le plus souvent possible avec toutes sortes de livres. C’est là que j’ai découvert Shakespeare en anglais ; c’est là aussi que j’ai longuement pleuré en pensant à mes parents. Mais combien heureuse j’ai été aussi ! Profite de cette liberté, mon ange. La vie saura te rattraper mais pour le moment, fais-lui ce pied de nez, n’appartient à personne, échappe au temps, laisse les obligations aux autres !

En l’écoutant me raconter son cœur, je réalisai ce qui me semble aujourd’hui être une évidence : Mamie était une jeune fille ; je veux dire qu’elle était restée une jeune fille qui trouvait, comme moi, dans les livres ces instants d’éternité rares qui arrêtent le temps en plein vol. 

L’aube pointait le bout de son nez lorsque nous nous embrassâmes sans dire un mot ; mais dans ce silence complice, il y avait un rendez-vous. A la nuit prochaine, Mamie. »

Fin de l'extrait

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Les avis sur ce document

Ajg
5 5 0
20/20

Le sujet A fait 15 lignes alors kon en demande 60, c koi ce bordel ?

par - le 22/06/2017
boris007
5 5 0
20/20

Merci pour ces corrections, je m'en sert pour m'entrainer au brevet que je passe dans une semaine.

par - le 21/06/2017
scecilia11
1 5 0
4/20

la correction n'est pas assez précise et en plus il y a écrit des erreurs.

par - le 21/06/2017
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