Corrigé Sujet Zéro Français - Brevet 2017

Corrigé Sujet Zéro Français - Brevet 2017

Voici le corrigé du sujet zéro de Français proposé par notre professeur.

Les sujets zéro sont proposés par le ministère de l'éducation nationale pour vous entrainer au nouveau Brevet 2017.

Téléchargez ci-dessous la correction du sujet zéro de français pour vous entrainer au Brevet des Collèges.

Corrigé Sujet Zéro Français - Brevet 2017

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Corrigé DNB zéro français 2017

 

Questions 

 

1. Les caractéristiques principales de la ville décrite dans le texte peuvent se résumer dans le fait qu'il s'agit d'une ville en extension et en construction, dans laquelle il y a une dynamique de construction et de travail importante. En effet, les grues sont « agglutinées par centaines » (ligne 3) et « on travaille vingt-quatre heures sur vingt-quatre ». Outre l'activité ouvrière qu'on y trouve pour les bâtiments en construction, la ville est aussi particulière dans la mesure où elle grouille déjà de monuments plus impressionnants les uns que les autres, de par leur nombre, leur architecture et leur taille (lignes 13 et 14 : « la prolifération des tours (…) si hautes (…) leurs fenêtres blanches ». En outre, la ville est luxueuse (« un complexe d'habitations de luxe », ligne 27).

 

2. Les premières lignes de l'extrait définissent le fait que le personnage est partagé entre deux sensations : l’« euphorie » et l' « écrasement » (ligne 5). Les lignes suivant cette affirmation ont pour fonction de décrire plus amplement cela. Ainsi, on apprend d'abord que l'auteur est stupéfait (ligne 6 : « les grues d'abord lui éberluent la tête) et étonné à la vue des paysages nouveaux qui lui sont donnés à voir. Tel un touriste, il « se tord le cou » pour tout regarder. Il est curieux et intrigué au point qu'il finit par en perdre les mots (ligne 12 : « le Boa ne dit plus rien »). Il est sidéré (ligne 13). Il semble, en fait, perdre un peu ses moyens, sa capacité de distinguer les choses. Il croit même « halluciner » (ligne 14). Ayant repris un peu ses sens, moins passif, sa curiosité resurgit et il « questionne » son interlocuteur (ligne 21) en abordant des sujets autres que Dubaï, comme les différentes tours du monde. Alors que son attention est quelque peu portée sur d'autres éléments, il n'en est néanmoins pas au bout de ses surprises et, après avoir attendu de la voir avec langueur (« le trajet est long », ligne 23), il sursaute à la vision de la mer. Enfin, le lendemain, au réveil, une certaine énergie lui semble revenue ainsi que sa capacité à réfléchir. Il pense à son « mandat » (ligne 32) et a « trouvé l'inspiration » (ligne 33).

Ainsi, on en conclut que le personnage était (assez logiquement) d'abord curieux et étonné au vu de la découverte d'un nouvel endroit. Par la suite, son simple étonnement se transforme en choc culturel. Enfin, après avoir eu le temps de se reposer et de digérer ce qu'il a vu, il n'est plus passif et est enclin à s'inspirer de ce qui l'entoure.

 

→  Conseil méthodologique : ne pas rester uniquement dans la description des sensations, ligne par ligne mais conclure (comme dans la correction proposée) par une analyse qui délivre votre interprétation du texte.

 

3. Les verbes sont majoritairement conjugués au présent (= temps) de l'indicatif (= mode). Ce choix de l'auteur correspond à une volonté de donner un caractère vivant à la description, de permettre au lecteur de comprendre qu'il s'agit d'une scène d'actualité, non figée dans le temps (passé), qui peut se répéter pour beaucoup de touristes découvrant Dubaï pour la première fois. Son but est de faire que le lecteur ait accès aux sensations du personnage plus directement et plus facilement qu'avec le passé simple et l'imparfait, par exemple, qui ont tendance à bloquer le propos dans le passé et ainsi mettre de la distance avec le présent du lecteur.

 

4. Les propos tenus par le personnage sont rapportés via le discours direct libre. Il s'agit d'un discours rapporté directement mais sans être introduit par un verbe de parole (ou dit aussi introducteur) ni démarqué visuellement par des guillemets, tirets ou deux points. Comme dans le discours rapporté directement, on y trouve ainsi la marque de la première personne (du pluriel ici : « nous »). Cette manière de faire n'est pas réellement habituelle puisque, souvent, les discours au sein du roman sont rapportés de trois autres possibles façons : via le discours rapporté directement ou le discours rapporté indirectement ou le discours direct libre. Le premier est celui qui répète les paroles des personnages telles qu'elles sont, de façon analogue au théâtre. Le deuxième est celui qui les rapporte indirectement par le biais de verbes de parole introducteurs et via la subordination (exemple : il dit que …). On observe alors un bouleversement des personnes (souvent disparation de la première et de la deuxième) ainsi qu'un phénomène de modifications des temps verbaux par besoin de concordance (ex : il disait qu'il était ...). Le troisième est un discours que le narrateur semble assumer, c'est-à-dire qu'au contraire des deux types précédents, il ne le présente en aucun cas comme étant la retranscription des paroles ou pensées d'un personnage. Néanmoins, on comprend de par les marques d'oralité ou d'affectivité (exemple : points d'interrogation, exclamation) qu'il s'agit en fait du discours d'un personnage.

Encore une fois, on peut penser que l'auteur a recours a un tel procédé (le discours direct libre) pour gommer la distance qu'il existe entre le récit et celui qui le lit. En effet, avec la forte présence d'un narrateur, le lecteur peut se retrouver passif et accéder au contenu comme un enfant à qui on raconte un conte. En gommant les procédés langagiers liés le plus souvent au narrateur, l'effet de narration disparaît et le récit semble plus naturel, moins lié au cadre artificiel du roman.

 

→  Remarque : il n'est pas attendu de vous de savoir expliquer le fonctionnement des divers discours d'une façon aussi précise et rigoureuse que celle proposée dans la correction. Nous avons opéré ici à un rappel de cours. Néanmoins, ce genre de question étant assez difficile, n'hésitez pas à prendre le temps de développer vos idées à le faire de façon rigoureuse.

 

5. Le mot « pharaonique » est construit par dérivation affixale. En effet, il s'agit du mot pharaon auquel a été ajouté le suffixe de l'adjectif « ique » (ex : un automate > automatique, le chaos > chaotique, une catastrophe > catastrophique). Généralement, il est un synonyme de énorme, référant indirectement au caractère grandiose des pharaons et de leur culture (pyramides, momies, empire etc.). Le contexte ne lui donne pas une valeur particulière. Il s'agit de faire référence au fait de réaliser quelque chose de si notable qu'il sera gravé dans le temps, dans la mémoire collective.

 

6. L'incise « pense-t-il » peut apparaître comme un commentaire ironique de la part du narrateur qui établit une distinction entre la réalité et ce que le personnage pense. Quant à l'auteur, nous n'avons pas accès à ses pensées ni à son discours. Il paraît donc difficile de s'exprimer à ce sujet.

 

→ Remarques : 1) cette question peut amener à toutes de réponses car on constate que le texte ne nous donne pas beaucoup de clés pour y répondre selon ce qu'il pourrait nous rapprendre. D'AILLEURS 2) nous n'avons absolument pas accès aux opinions de l'auteur. Il paraît presque étrange qu'une telle question soit posée. Le faire remarquer, comme dans la correction dénote d'une certaine rigueur et compréhension de la littérature en général.

 

7. Propositions de titre :

Fourmilière : grouillement d'individus travailleurs, qui est à priori organisé, dont le nombre impressionnant et la dynamique ont tendance à impressionner.

Grains de sable : ensemble d'éléments minuscules, quasi inexistants de façon individuelle mais formant une entité massive à plusieurs. + lien avec Dubaï.

Dunes (modernes) : Le paysage de Dubaï est caractérisé par les diverses tours, dont les formes donnent du relief à l'horizon, telles les dunes dans le désert.

 

→  Remarque, conseil méthodologique : le plus important ici n'est pas tant le titre que vous donnez que la capacité que vous avez à l'expliquer. Pensez néanmoins que la même question est posée à tous les élèves et qu'il peut être bon d'essayer de se démarquer.

 

8. Les éléments qui rapprochent l'image et le texte sont la présence massive des grues, d'une grande tour, des nombreux travailleurs ainsi que les couleurs, claires, sables presque blanches.

 

9. La première impression que j'ai en voyant cette photo est, en effet, d'assister à la représentation d'une région en extension, visant à construire des édifices imposants et prêts à déployer des moyens techniques (grues) et humains (les travailleurs) conséquents pour y arriver. La deuxième impression que j'ai est que le paysage semble aride et, à priori, peu propice à la construction massive et rapide d'immeubles, notamment de par le climat chaud et les répercussions qu'il pourrait avoir sur la main d'œuvre. Les conditions de travail pourraient être dures en journée. Cette deuxième impression que j'ai n'est pas explicitée dans le texte. Néanmoins, la première est conforme à ce que le texte donne à voir et à comprendre. Enfin, d'un point de vue de la façon de délivrer un message, à mon sens, le texte visait à abasourdir le lecteur (comme le personnage) alors que la photographie semble avoir une valeur plus descriptive (d'archive) et donc neutre.

 

Remarques, conseils méthodologiques : la question est posée au pluriel →  pensez bien à livrer plusieurs impressions. + dans ce genre de questions où on vous demande de comparer deux choses différentes, d'autant plus deux supports artistiques différents de par leur nature, il est bon d'essayer de trouver des points communs mais aussi distincts : rien n'est jamais absolument la même chose, ni totalement différent.

 

Réécriture 

 

Ils arrivent à l'hôtel bouleversés, les joues rouges et les yeux exorbités, ils peinent à s'endormir, la nuit est trop claire, comme filtrée par une gaze chaude, eux-mêmes trop excités.

 

1 point par modification (sachant que sujet + terminaison de verbe comptent pour un seul et même élément).

 

Travail d'écriture

 

Sujet A : la vie au sein d'une ville moderne : épanouissent et bonheur ?

→   oui : la diversité.

* attrait lié à l'emploi < concentration de personnes aux origines diverses, multi culturalité, qui influe le capital langagier (ex : langues parlées), culturel (ex : restaurants), humain (mixité et métissage).

*concentration d'activités diverses > amplitude, diversité de la culture, des sports, des architectures.

* moyens de transport plus développé > isolement moindre > mélanges amical et professionnel > associations bénéfiques et productives.

 

→   non : le grouillement.

* un pion parmi tant d'autres > difficulté d'intégration professionnelle (compétitivité) et sociale.

* contact humain omniprésent (ou quasi). > isolement lié au besoin de tranquillité plus difficile > fatigue.

* services plus développées (ex : transport) ont un coût plus élevé. > difficultés économiques.

* diversité qui peut perdre > trop de choix > confusions et obligation de s'ouvrir au reste du monde.

 

Sujet B : vendre (inviter à retenir le projet) une ville idéale dont vous êtes l'architecte.

Conseils méthodologiques :

* il ne faut pas oublier le mot « idéal ». L'idéal répond à des attentes. Il faut définir ces dernières et alors expliquer en quoi ce que vous proposez y répond.

* ne pas seulement s'axer sur la description de la ville. Il ne faut pas oublier que le sujet précise : « inviter à retenir votre projet ». 

* moyen oratoires à déployer : ne pas oublier que vous vous adressez à des personnes dans un cadre à priori professionnel :

- la deuxième personne. 

- les formules de politesse.

- langage soigné.

- utiliser les techniques de l'argumentation : convaincre (avec des arguments objectifs) et persuader (en jouant sur les sentiments des interlocuteurs. Ex : intimider quelque peu).

Fin de l'extrait

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