Identification et interprétation des éléments de la situation d'énonciation - Français - 3ème

Identification et interprétation des éléments de la situation d'énonciation - Français - 3ème

Notre professeur de français a rédigé pour vous ce cours sur l'identification et l'interprétation des éléments de la situation d'énonciation.

Dans ce cours, vous commencerez par une partie dédiée aux définitions utiles. Puis, vous verrez les indices de l'énonciation. Enfin, vous étudierez les types d'énoncés.

Téléchargez ci-dessous cette fiche de français pour le Brevet sur l'identification et l'interprétation des éléments de la situation d'énonciation.

Identification et interprétation des éléments de la situation d'énonciation - Français - 3ème

Le contenu du document


 

Présentation : Cette fiche de 3e porte sur la maîtrise des indices de l’énonciation et sur leur interprétation. Les objectifs sont d’être capable de repérer et interpréter les indices énonciatifs personnels, spatio-temporels, de modalisation, de langage, selon qu’ils traduisent un jugement mélioratif, dépréciatif, une certitude ou un doute ; savoir définir ce qu’est l’énonciation et l’énoncé (ancré ou coupé), la situation d’énonciation, l’émetteur et le destinataire. Les thèmes liés sont la subjectivité, verbes modaux, lexique appréciatif et évaluatif, niveaux de langue, valeurs des temps et des modes (futur simple, conditionnel, subjonctif, impératif), types et formes de phrase. A l’épreuve du DNB il faudra savoir déterminer le genre d’un texte, interpréter la visée d’un texte grâce au repérage et à la compréhension des indices de l’énonciation, être capable de rédiger un texte en tenant compte du destinataire et de la situation d’énonciation imposée par la consigne et le type d’énoncé à produire.

 

 

DEFINITIONS

 

Enoncé et énonciation

L’énonciation est l’action d’énoncer quelque chose par la parole ou par l’écrit. Le produit de l’énonciation s’appelle l’énoncé. 

Un énoncé est un message (écrit ou oral) produit par un émetteur pour un destinataire. Cet émetteur appelé aussi l’énonciateur, ou encore locuteur.

 

Situation d’énonciation

On appelle situation d’énonciation la situation dans laquelle un énoncé a été produit. Plusieurs éléments permettent de déterminer la situation d’énonciation.

Pour comprendre cette situation, il faut se demander :  qui parle à qui, quand et où, pour dire quoi et avec quelle intention (= les visées du message : ce pour quoi il est produit).

 

Savoir reconnaître la situation d'énonciation 

Il faut déterminer : les indices de personnes, les indices spatio-temporels, les niveaux de langue, les modalisateurs, les temps verbaux qui renvoient directement au moment de l'énonciation ou non, le lien immédiat ou non entre l’énoncé et le moment qui détermine le type d’énoncé « ancré » dans la situation d’énonciation ou bien « coupé » de la situation d’énonciation.

 

 

LES INDICES DE L'ENONCIATION

 

Les indicateurs personnels

Ils désignent l'énonciateur et le destinataire. Il s'agit des pronoms personnels et des déterminants possessifs de la première et deuxième personnes (je, nous, mon, notre, mes.../ tu, vous, ton, votre, tes, vos...).

Les indicateurs temporels

Ils désignent la date ou le moment auquel est produit l'énoncé. Il s'agit souvent d’adverbes et plus généralement de compléments circonstanciels de temps renvoyant au moment de l’énonciation (aujourd’hui, demain, hier...) ; parfois ce sont des adjectifs qualificatifs (la semaine passée, lundi prochain...).

 

Les indicateurs spatiaux

Ils désignent le lieu dans lequel est produit l'énoncé : adverbes (ici, là…) ou compléments circonstanciels de lieu (sur ce rocher, là-bas, à l’orée du bois…)

 

Les niveaux de langage

Courant : utilisé régulièrement, dans la vie courante, à l'oral comme à l'écrit (Salut les amis, tout va bien ?)

Familier : Il peut comporter des fautes de grammaire et un vocabulaire d'argot. On l'utilise à l'oral avec des personnes qui nous sont très proches uniquement (Hé les gars, ça roule ?)

Soutenu : recherché, employé surtout à l'écrit. On l'emploie systématiquement quand on s’adresse à une personne qui nous est supérieure et que l'on ne connaît pas (Bonjour, comment allez-vous ?)

 

Les modalisateurs

Ce sont les indices de modalisation. La modalisation consiste à prendre position dans son discours. Les marques de modalisation sont des procédés variés révélant les sentiments, les valeurs, l’opinion de l’auteur ainsi que son degré d’adhésion à son propos. Ce peut être : 

  • Les noms et les adjectifs mélioratifs (= valorisants) ou péjoratifs (= dévalorisants)
  • les adverbes exprimant l'opinion, le doute, l'incertitude (« vraiment », « complètement », « sans doute »)
  • les verbes d’opinion (« croire », « estimer », « penser »)
  • les auxiliaires modaux qui évoquent la volonté, l’obligation, la possibilité, la nécessité (« falloir », « pouvoir », « vouloir » …), le souhait et l’incertitude
  • les types (personnelle/impersonnelle, emphatique, active/passive) et formes de phrases (déclarative, interrogative, exclamative, injonctive)
  • les temps et les modes des verbes : Futur simple (certitude), Futur antérieur (supposition), Subjonctif/ Impératif (souhait, obligation, Conditionnel (hypothèse, incertitude).

 

 

LE TYPE D’ENONCE

 

L’énoncé ancré 

Certains énoncés sont incompréhensibles si l'on ne connaît pas précisément la situation d'énonciation, notamment : le dialogue de théâtre, la lettre, l’article de presse… On les reconnaît grâce à deux types d’indices principalement : 

Le présent qui est utilisé pour exprimer ce qui correspond au moment de l’énonciation.  C’est pourquoi on appelle ce présent « le présent d’énonciation ». Il sert de repère temporel. Les autres temps se choisissent par rapport à lui : passé composé (retour en arrière), futur simple (anticipation). Ce sont les temps de base du système présent.

Les déictiques (du Grec deiktikos : qui désigne) qui renvoient à la situation d’énonciation et ne peuvent être compris que lorsque l’on connaît cette dernière : ce, cette, ici, hier, aujourd’hui, demain…

 

L’énoncé coupé

C’est un récit au passé et à la troisième. Le point de repère se situe dans le passé grâce à l’imparfait ou au passé simple. Les temps verbaux montrent l’organisation des événements par rapport à ce moment de repère : plus-que parfait (retour en arrière), futur dans le passé (anticipation).

Les repères spatio-temporels ne sont pas des déictiques : avant le point de référence (la veille, l’année précédente…) ; pendant (cette année-là, ce jour-là, un jour…) ; après (l’année suivante, le lendemain, deux mois plus tard…).

Fin de l'extrait

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