Identification et utilisation des éléments linguistiques de cohésion textuelle - Français - 3ème

Identification et utilisation des éléments linguistiques de cohésion textuelle - Français - 3ème

Voici un nouveau cours de français gratuit rédigé par un professeur. Il porte sur l'identification et l'utilisation des éléments linguqitiques de cohésion textuelle.

Dans cette leçon, vous parlerez d'abord des connecteurs. Puis, vous étudierez les substituts. Enfin, vous verrez la progression thématique.

Téléchargez ci-dessous cette fiche de français pour le Brevet des Collèges appellée identification et utilisation des éléments linguistiques de cohésion textuelle.

Identification et utilisation des éléments linguistiques de cohésion textuelle - Français - 3ème

Le contenu du document


 

Présentation : Cette fiche de 3e concerne la maîtrise des éléments de cohésion textuelle. Les objectifs sont de savoir repérer et utiliser les procédés assurant la cohérence du texte comme les connecteurs spatio-temporels, les substituts et les progressions thématiques, savoir définir le thème et le propos, savoir distinguer et créer les 3 types de progression thématique que ce soit à thème constant, linéaire ou à thèmes dérivés, identifier divers procédés de reprise. Les thèmes associés sont les connecteurs logiques, reprise nominale et pronominale, périphrase, synonymes, description, texte explicatif. A l’épreuve du DNB, il faudra être capable d’interpréter la visée d’un texte en appuyant sa compréhension du texte sur le repérage des indices de cohésion textuelle ; réinvestir ces moyens d’organisation dans ses rédactions.

 

La cohérence d’un texte dépend de plusieurs critères. Ces critères sont pour le lecteur : l’usage des connecteurs spatiaux et temporels, l’utilisation des connecteurs logiques, l’alternance efficace des substituts, la progression des informations.

 

LES CONNECTEURS

 

Les connecteurs spatio-temporels

Les connecteurs temporels peuvent être de différentes classes grammaticales : adverbe (maintenant), groupe nominal (en début de matinée), préposition (après). Ce sont des mots ou expressions qui permettent de situer les événements sur la ligne du temps.

Les connecteurs spatiaux servent à situer des éléments (objets, lieux, personnes...) dans un espace donné. Les connecteurs spatiaux sont souvent des adverbes (au-dessus, auprès de), prépositions suivies d'un pronom ou d'un groupe nominal (sur, à côté).

Les connecteurs spatiaux servent donc principalement à organiser et structurer le texte descriptif. Les connecteurs temporels servent à organiser principalement le récit.

 

Les connecteurs logiques

Les connecteurs logiques sont souvent des adverbes, des conjonctions de coordination et de subordination et parfois des prépositions. 

Les connecteurs logiques sont des mots-outils qui rendent explicite (= visible, évidente) la logique d'un raisonnement. 

Ils permettent de relier des événements ou des idées les uns aux autres en établissant entre eux des relations de cause (car, en effet, parce que, puisque, comme), de conséquence (donc, ainsi, c'est pourquoi, si bien que, de sorte que), d’opposition (mais, or, pourtant, cependant, bien que, même si), d’addition (et, en outre, de plus, de même que) d’alternative et de reformulation (ou, en un mot).

 

LES SUBSTITUTS

 

On appelle « substitut » ou « mot de reprise » tout mot qui peut en remplacer un autre ce peut être un nom, un pronom, une périphrase

Les reprises nominales peuvent reprendre : un groupe nominal, un groupe verbal, une proposition ou une phrase

Ces procédés permettent d’éviter les répétitions, d’enrichir le sens des textes en ajoutant des explications, de livrer un point de vue sur un personnage, un lieu …

 

La reprise nominale

Une reprise nominale reprend un élément par un nom ou un groupe nominal, ou bien répète un nom précédé d’un autre déterminant (une femme, cet ange, cette mère, la mère), ou utilise un synonyme (des enfants, des marmots).

 

La reprise pronominale

Une reprise pronominale reprend un élément par un pronom personnel (il, ils, elle, elles, eux), démonstratif (celui-là, celle-ci, ceux, celles…), possessifs (le sien, la mienne, les leur…), relatif (lequel, laquelle…), indéfini (l’un, l’autre, personne, tous, chacun…). « Ce (c’), cela (ça) » peuvent reprendre toute une phrase ou une proposition : « Qu’un parent maltraite ses enfants, cela est inadmissible ».

 

PROGRESSION THEMATIQUE

 

La progression thématique se caractérise par l’articulation d’informations anciennes (thème) et nouvelles (propos) dans le texte. Dans un texte, les différentes successions des thèmes (éléments déjà présentés antérieurement) et des propos (informations ajoutées) s’établissent selon des progressions particulières : on rencontre trois types de progression thématique.

 

Progression à thème constant

Elle permet d’insister sur un seul élément. La progression à thème constant présente une suite de phrases dont les thèmes reprennent celui de la phrase précédente. Souvent en début de phrase, le même thème est utilisé dans les phrases qui se suivent, alors que les propos sont chaque fois différents. C’est la progression la plus utilisée.

Pour éviter les répétitions, on utilise des substituts. Par exemple :  La jeune fille marchait rapidement. Elle baissait les yeux. Notre héroïne sentait que quelqu’un l’observait…

 

Progression linéaire

Très utile dans un texte explicatif ou informatif, elle met en valeur les différentes étapes du texte.

La progression linéaire présente une suite de phrases dont l’enchaînement se fait par succession : le propos d’une phrase (ou une partie de celui-ci) devient le thème de la phrase suivante. La continuité du texte s’établit comme une chaîne.

Par exemple : A l’horizon se dessinait la silhouette d’un navire. Sa proue majestueuse fendait la mer. L’étendue marine semblait vouloir l’engloutir.

 

 

Progression à thèmes dérivés

Souvent dans un texte descriptif : les différents éléments de la description d’un objet, d’un lieu, d’un personnage sont dérivés d’un thème général.

La progression à thèmes dérivés présente une suite de phrases ainsi enchaînées : les thèmes sont différents de phrase en phrase mais se rattachent tous à un hyperthème plus ou moins implicite.

L’hyperthème c’est le un thème général, indiqué par le titre du texte, ou le thème de la première phrase. Le thème de chaque phrase du passage est identifié par association avec ce grand thème principal.

Par exemple : Dans la chambre de Colin le mobilier (hyperthème) criait de pauvreté. Le plancher vermoulu craquait. Le lit piteux grinçait. Les rideaux usés donnaient un air triste à l’ensemble.

Fin de l'extrait

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