Repérage de ce qui détermine et caractérise un registre - Français - 3ème

Repérage de ce qui détermine et caractérise un registre - Français - 3ème

Voici un fiche de cours de français pour le brevet sur le repérage de ce qui détermine et caractérise un registre.

Dans cette leçon, vous apprendrez d'abord ce qu'est un registre. Puis vous aborderez le registre réaliste, épique, fantastique, le registre tragique, lyrique, comique, ironique et polémique.

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Repérage de ce qui détermine et caractérise un registre - Français - 3ème

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Présentation : Quels sont les principaux registres littéraires ? Pour savoir repérer et interpréter les registres dans différents genres, il vous suffit de lire cette fiche ! Les registres réaliste, épique, fantastique ou lyrique n’auront plus de secret ! 

 

 

QU’EST-CE QU’UN REGISTRE ?

 

Définition

Un registre littéraire c’est : la nature de l'émotion que le texte vise à communiquer. On parle aussi de « ton » ou de « tonalité ».

 

 

Confusion à éviter

Attention, il ne faut pas confondre registre littéraire avec registre de langue ni avec genre littéraire.

 

Un registre de langue (ou niveau de langue) c’est : un mode d’expression adapté à une situation d’énonciation particulière : familier, courant, soutenu.

 

Un genre littéraire c’est : une grande catégorie de textes, définie par des thèmes et des caractéristiques communs. Il existe 4 genres : narratif, théâtral, poétique, argumentatif. 

 

LE REGISTRE REALISTE

 

Ce registre présente des personnages, des lieux, des situations qui ont existé ou pourraient avoir existé dans la vie ordinaire. Valorisant l’authenticité, les niveaux de langue sont variés et le vocabulaire est parfois argotique. Il vise à faire une description souvent minutieuse pour rendre la scène vivante et comme présente aux yeux du lecteur avec comme procédés : comparaison, métaphore, énumération, périphrase, expansions du nom. Le Père Goriot de Honoré de Balzac : 

« Ses yeux bleus si vivaces prirent des teintes ternes et gris de fer ; ils avaient pâli, ne larmoyaient plus, et leur bordure rouge semblait pleurer du sang. Aux uns il faisait horreur ; aux autres il faisait pitié. »

 

 

LE REGISTRE EPIQUE

 

Ce registre utilise un vocabulaire mélioratif, le champ lexical de la guerre, des qualités héroïques et des valeurs morales. Il vise à impressionner, à susciter l’admiration mais aussi l’étonnement ou même l'effroi. Pour cela il recourt aux figures d’amplification (hyperbole, gradation) et peut aussi faire appel au merveilleux. Perceval, le conte du Graal, Chrétien de Troyes : 

« L’enchantement était tel que nul homme ne pouvait voir d’où venaient les traits ni qui les tirait. Et on peut bien s’imaginer le fracas que faisaient en se détendant arcs et arbalètes. […] et messire Gauvain ôta les carreaux qui avaient frappé son écu et l’avaient blessé en maintes parties de son corps, si bien que le sang en jaillissait. Il n’avait pas fini de les retirer qu’une nouvelle épreuve l’attend. »

 

REGISTRE FANTASTIQUE

 

Ce registre fait entrer l'irrationnel et le surnaturel dans le réel, le quotidien et crée un doute entre réel et irrationnel. Il vise à susciter l'inquiétude et utilise des mots polysémiques (à double sens ou plus), le champ lexical de l’incertitude, décrit souvent d’un point de vue interne, de manière subjective par des comparaisons et métaphores, des phrases brèves, interrogatives. La Vénus d’Ille de Prosper Mérimé, une statue qui semble prendre vit : 

 

« J’observais avec surprise […] la malice arrivant jusqu'à la méchanceté. Tous les traits étaient contractés légèrement : les yeux un peu obliques, la bouche relevée des coins, les narines quelque peu gonflées. Dédain, ironie, cruauté, se lisaient sur ce visage […] plus on regardait cette admirable statue, et plus on éprouvait le sentiment pénible qu'une si merveilleuse beauté pût s'allier à l'absence de toute sensibilité. »

 

 

LE REGISTRE TRAGIQUE

 

Ce registre utilise un vocabulaire noble et distingué, un niveau de langue soutenu et des champs lexicaux souvent en rapport avec le Destin, la Mort, l’Honneur, l’Amour. Il utilise l'exclamation, l'interrogation, l'apostrophe, l’emphase et l’exagération, l’opposition entre autres figures de style et types de phrases. Il vise à impressionner et émouvoir le lecteur. Exemple, Le Cid de Corneille :  

« Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !

N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers

Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ? »

 

LE REGISTRE LYRIQUE

 

Ce registre utilise le vocabulaire de l'émotion en relation et en lien avec l’Amour, la mélancolie, la nostalgie, le bonheur, la communion avec la nature... Il vise à exprimer de manière poétique des sentiments personnels. Il utilise principalement la première personne du singulier, le champ lexical des sensations et émotions fortes, les figures d’amplification et l’évocation. Dans un texte poétique mais pas toujours, le lyrisme s’appuie sur la musicalité du rythme. Pierre de Ronsard ; Amours de Cassandre, XII (1552) : 

 « J'espère et crains, je me tais et supplie, or je suis glace et ores un feu chaud, j'admire tout et de rien ne me chaut, je me délace et puis je me relie. »

 

LE REGISTRE COMIQUE

 

Ce registre utilise un vocabulaire péjoratif, caricatural. Il se fonde sur différents effets de décalage. Il vise à faire rire, à divertir mais aussi à critiquer et dénoncer. Il utilise la répétition, le quiproquo, l'exagération. Accentué, ce registre évolue en registre burlesque et registre de l’absurde. Molière, Les Fourberies de Scapin, II, 7 : 

« - Que diable allait-il faire dans cette galère ? Il ne songeait pas à ce qui est arrivé. […] Que diable allait-il faire dans cette galère ? – Il faut, Scapin, il faut que tu fasses ici, l'action d'un serviteur fidèle. - Quoi, Monsieur ? - Que tu ailles dire à ce Turc, qu'il me renvoie mon fils, et que tu te mets à sa place […] - Que diable allait-il faire dans cette galère ? [...] »

 

 

REGISTRE IRONIQUE

 

Ce registre présente comme vraie une proposition évidemment fausse de façon à faire ressortir son incohérence. Il vise à dénoncer, critiquer, se moquer. Il emploie des figures d’exagération ou d’atténuation : l’hyperbole ou euphémisme. Très utilisé en argumentation, en faisant entendre le contraire de ce que l’on dit grâce à la figure de style de l’antithèse. Par exemple, Voltaire présente la guerre comme une « boucherie héroïque ».

 

 

REGISTRE POLEMIQUE

 

Ce registre use de tous les procédés argumentatifs visant à discréditer un adversaire : exclamations, questions rhétoriques, apostrophe, figures d’insistance, présentatifs. Il vise remporter l’adhésion intellectuelle du destinataire concernant des valeurs que l’énonciateur pensent menacées. J’accuse, de Zola : 

« C’est un mensonge ! et cela est d’autant plus odieux et cynique qu’ils mentent impunément sans qu’on puisse les en convaincre. […] Je ne connais pas de plus grand crime civique. Voilà donc, monsieur le Président, les faits qui expliquent comment une erreur judiciaire a pu être commise ; et les preuves morales, la situation de fortune de Dreyfus, l’absence de motifs, son continuel cri d’innocence, achèvent de le montrer comme une victime ».

Fin de l'extrait

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