Repérage et identification de procédés destinés à étayer une argumentation - Français - Brevet

Repérage et identification de procédés destinés à étayer une argumentation - Français - Brevet

Voici un document de Français pour le Brevet à propos du repérage et identification de procédés destinés à étayer une argumentation.

Dans un premier temps vous verrez ce que sont les procédés argumentatifs et les procédés textuels. Puis ensuite vous étudierez les procédés énonciatifs et les procédés stylistiques.

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Repérage et identification de procédés destinés à étayer une argumentation - Français - Brevet

Le contenu du document

 

QU’EST-CE QU’UN PROCEDE ARGUMENTATIF ?

LE PROCEDE : DEFINITION

Le texte argumentatif a pour but de convaincre ou persuader un destinataire. C’est ce qu’on appelle la visée du texte argumentatif et de tout procédé le servant. 

Les procédés argumentatifs sont autant de moyens dont fait usage l'auteur d'un texte argumentatif pour expliquer, approfondir, développer, étayer chacun de ses arguments afin d'en démontrer la validité.

 

L’ARGUMENTATION : DEFINITION

L’auteur expose et défend sa thèse (= son opinion, sa réponse personnelle à une question) à l’aide d’arguments. Un argument est une idée valable. Chaque argument est appuyé par une preuve. Pour convaincre, l’auteur fait appel au raisonnement. Pour persuader il éveille les sentiments.

 

PROCEDES TEXTUELS

Le texte argumentatif est très structuré. Souvent les relations logiques (= lien entre les idées) et les stratégies (= méthodes) de l’argumentation sont explicites (= évidentes) grâce aux connecteurs logiques (= mots de liaison).

 

LES CONNECTEURS LOGIQUES

Adverbes et locutions adverbiales : certainement, sans doute, pourtant, néanmoins…

 

Conjonctions de coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car.

 

Conjonctions de subordination : si bien que, parce que, de sorte que, étant donné que…

 

LES STRATEGIES DE L’ARGUMENTATION

Déduire : partir d’une action générale et en tirer les conséquences particulières.

Induire : partir d’un exemple en particulier et l’établir en principe, loi, idée générale. C’est l’inverse de déduire.

Réfuter (contre-argumentation) : opposer des arguments paraissant supérieurs.

Concéder :  admettre en partie un argument qui s’oppose à sa thèse mais maintenir au final son opinion. 

Raisonner par l’absurde : supposer l’idée contraire à la thèse défendue pour montrer qu’elle débouche sur une conclusion fausse ou absurde

 

LES PROCEDES ENONCIATIFS

Si les relations logiques sont implicites (= sous-entendues) alors le lecteur peut les deviner grâce aux procédés énonciatifs qui sont des indices de la subjectivité de l’auteur. Ces termes révèlent les sentiments, les valeurs ou l’opinion de l’auteur.

 

LES MARQUES DE L’ENONCIATION

Des pronoms permettent à l’énonciateur de se mettre en avant et de prendre position (« on », « nous », « je ») ou d’interpeller le destinataire (« vous »).

 

LES MODALISATEURS.

Les modalisateurs sont tous les mots qui montrent l’appréciation positive ou négative de l’énonciateur. Ils sont nombreux et variés.

Le vocabulaire, les adverbes et les adjectifs mélioratifs (= valorisants) ou péjoratifs (= dévalorisants). 

Les verbes qui expriment une modalité c’est-à-dire : la volonté, l’obligation, la possibilité, le souhait et l’incertitude (falloir, pouvoir, vouloir…)

Les temps et les modes des verbes : conditionnel, futur simple, le subjonctif pour exprimer des nuances dans la possibilité, la probabilité, le souhait, la certitude…

 

LES PROCEDES STYLISTIQUES

TYPES ET CONSTRUCTIONS DE PHRASES

Phrase impersonnelle : renforce l’idée d’obligation (Il faut … + infinitif ; il faut que + subjonctif).

Phrase exclamative : exprime les émotions fortes.

Phrase interrogative : interrogation réelle ou question rhétorique (dont on connaît à l’avance la réponse).

Phrase emphatique : met en relief grâce à un présentatif (c’est…que/qui ; voilà/voici…que/qui ; moi, je…).

 

FIGURES DE STYLE

Les figures d’insistance élèvent ou rabaissent une réalité : répétition et anaphore reprennent en début de proposition insistent ; l’accumulation énumère et la gradation hiérarchise les éléments ; l’hyperbole met en relief par des termes forts. 

 

Les figures d’analogie transfèrent l’opinion d’un thème à un autre : comparaison et métaphore rapprochent un comparé et un comparant. La personnification attribue des caractéristiques humaines.

 

Les figures de l’ironie dénoncent au second degré quelque chose d’inacceptable, ridiculisent, créent le doute et interrogent. L’antiphrase consiste à dire le contraire de ce que l’on pense tout en laissant deviner la vérité. Le paradoxe consiste à présenter un jugement qui heurte, surprend, choque. 

Fin de l'extrait

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