Démocraties fragilisées et expériences totalitaires dans l'Europe de l'entre-deux-guerres - Histoire Géo - Brevet

Démocraties fragilisées et expériences totalitaires dans l'Europe de l'entre-deux-guerres - Histoire Géo - Brevet

Ce cours de Brevet des collèges traite du thème l'Europe, un théâtre majeur des guerres totales (1914-1945), sur le chapitre Démocraties fragilisées et expériences totalitaires dans l'Europe de l'entre-deux-guerres.

Vous retrouverez les notions à connaitre sur ce chapitre. Puis le document recontextualisera la situation de l'Europe au sortir de la Première guerre mondiale. Ensuite il mettra en évidence l'émergence des régimes totalitaires, ce qui crée des Etats démocratiques en difficultés.

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PROBLEMATIQUE : Comment les démocraties font-elles face aux régimes totalitaires ?

 

CE QU’IL FAUT SAVOIR

NOTIONS ET VOCABULAIRE 

Antisémitisme : haine des juifs

Camp de concentration : lieu de détention de masse où sont regroupés les opposants au régime. 

Collectivisation : Mise en commun des moyens de production et d’échanges, aboutissant à la fin de la propriété privée.

Convention collective : accords passés entre le patronat et les syndicats au sujet des conditions de travail et des salaires. 

Culte de la personnalité : adoration organisée du chef de l’Etat dans un régime autoritaire. 

Fascisme : idéologie fondée par Mussolini en Italie dès 1922, qui s’appuie sur la mise en place d’une dictature et d’un parti unique. 

Front populaire : alliance des partis de gauche français (communiste, socialiste et radicaux) à partir de 1934, qui gagne les élections législatives de 1936. 

Goulag : camp de travail forcé soviétique.

Grande Dépression : crise économique mondiale qui débute en 1929, marquée par une chute de la production et des prix. 

Idéologie : Ensemble d’idées qui proposent d’organiser la société.

Nazisme : idéologie politique définie par Adolf Hitler, fondée sur le racisme, l’antisémitisme et la gloire du peuple allemand.

NSDAP : Nom du parti nazi allemand, dirigé à partir de 1921 par Adolf Hitler, qui prône une idéologie nazie.

Propagande : ensemble des pratiques (affiches, films, presse, …) mises en place par l’Etat pour convaincre la population de la supériorité d’une idéologie ou d’une politique. 

Régime totalitaire : Régime politique dans lequel l’Etat contrôle toute la société et l’économie, à l’aide d’une idéologie officielle, d’une politique de Terreur.

Soviet : assemblée composée d’ouvriers, de paysans et de soldats soviétiques. 

DATES 

1933-1945 : l’Allemagne d’Hitler

1936 : Front populaire

 

L’EUROPE FRAGILISEE AU SORTIR DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE

UN CONTEXTE DIFFICILE

Après la Première guerre mondiale, l’Europe vit une période difficile. En effet, le traité de Versailles, signé le 28 juin 1919, qui impute toute la responsabilité de la guerre à l’Allemagne, est considéré comme un « diktat » par les Allemands. Les pays souhaitent mettre en place une paix durable, mais celle-ci est mise à mal, notamment par la montée des mouvements nationalistes. Par ailleurs, la Société des Nations, créée sur l’initiative du président américain Woodrow Wilson ne parvient pas à maintenir la paix dans le monde, d’autant que les Etats-Unis refusent d’en faire partie. Ainsi, de nombreuses forces tendent de rompre à leur profit l’équilibre édifié par les différents traités. 

 

LA GRANDE DEPRESSION ET SES CONSEQUENCES

En octobre 1929, la bourse américaine de Wall Street, localisée à New York, subit une chute de ses cours : c’est le jeudi noir. Les conséquences sont catastrophiques pour les Etats-Unis, qui entrent dans une grave crise économique. Celle-ci se répand progressivement, à partir de 1930 au monde entier. Les entreprises font faillite, le chômage est en hausse, la consommation et le pouvoir d’achat des populations en baisse. Les partis extrémistes, notamment fascistes en Italie et nazi en Allemagne bénéficient de cette situation économique, en voyant le nombre de leurs adhérents augmenter.  

 

L’EMERGENCE DE REGIMES TOTALITAIRES

LE REGIME SOVIETIQUE

Le régime soviétique naît de la deuxième révolution russe, en octobre 1917, qui porte les bolchéviques, avec à leur tête Lénine, au pouvoir. Ces derniers, après avoir demandé l’armistice à l’Allemagne, s’engagent dans une guerre civile contre les « Blancs », qui soutiennent le tsarisme. Celle-ci perdure de 1917 à 1921 et se termine par la victoire des Bolchéviques, qui crée l’URSS en 1922

A la mort de Lénine, Staline prend le pouvoir et met en place un pouvoir totalitaire, qui se fonde sur une politique de Terreur. Le régime communiste soviétique se fonde sur un parti unique et une planification de l’économie, qui aboutit notamment à partir de 1929 à une mise en commun des moyens de production et d’échanges (collectivisation). La propriété privée est abolie. Le régime met également en place une industrialisation massive du pays. Les populations sont encadrées dès leur plus jeune âge, notamment par la création d’association de jeunesse. Les opposants au régime, notamment les koulaks, anciens propriétaires terriens, sont enfermés dans des goulags. La police politique, le NKVD, est en effet chargée de les déporter, tandis que les Grands procès de Moscou (1937-1938) épurent les cadres du parti communiste et de l’Armée rouge notamment. Le pouvoir utilise la propagande pour glorifier le régime et fait un culte de la personnalité à son chef, Staline

 

LE REGIME NAZI

Le parti nazi allemand, le NSDAP, profite du contexte de la crise économique (avec une forte montée du chômage, qui atteint 6 millions de la population active en 1932) et de la faiblesse du pouvoir politique, qui subit ses critiques mais également celles de communistes. En effet, le NSDAP juge la République de Weimar, mise en place en novembre 1918, responsable de la défaite. Ainsi, le parti obtient une victoire aux élections législatives de 1932, devenant la première force politique d’Allemagne. Chef du parti nazi depuis 1920, Hitler est nommé chancelier par le président Hindenburg

Après l’incendie du Parlement, le Reichstag, le 27 février 1933, Hitler abolit les libertés démocratiques et met en place une dictature en s’octroyant les pleins pouvoirs. Les opposants sont persécutés, notamment dans des camps de concentration. Le régime crée une police politique, la Gestapo et supprime le pluralisme politique. Le régime est nationaliste : il élabore en effet la théorie de l’existence d’une race arienne supérieure aux autres peuples. Il est également raciste et antisémite : en effet, les Juifs sont considérés comme inférieurs et mis à l’écart du régime. Tout d’abord écartés par des lois antisémites, comme les lois de Nuremberg, de 1935, les Juifs subissent ensuite des violences, exercées contre eux ou contre leurs biens. Ainsi, lors de la nuit de Cristal, les 9 et 10 novembre 1938, des Juifs sont massacrés, de nombreux autres sont envoyés dans des camps de concentration, tandis que des synagogues et des commerces sont détruits. Le régime utilise aussi la propagande et le culte de la personnalité d’Hitler pour séduire les populations. Celles-ci sont aussi encadrées, notamment dans les jeunesses hitlériennes.

Hitler choisit de passer outre les conditions du traité de Versailles et de remilitariser l’Allemagne. A partir de 1935, le pays engage une politique agressive d’annexions afin d’agrandir l’espace vital allemand : il conquiert l’Autriche (Anschluss) en mars 1938, les Sudètes (territoire situé en Tchécoslovaquie) en octobre 1938. Il noue une alliance avec le dictateur italien Mussolini, à la tête d’un régime fasciste et conclut un pacte de non-agression avec l’URSS en 1939. L’invasion de la Pologne en 1939 marque l’entrée dans la Seconde Guerre mondiale


 

DES ETATS DEMOCRATIQUES EN DIFFICULTE

LA FRANCE ET LE ROYAUME-UNI FACE AUX REGIMES TOTALITAIRES

Les Etats démocratiques souffrent du développement des régimes totalitaires, qui suscitent un certain engouement des populations. Ainsi, en France, les Ligues d’extrême droite se développent et fragilisent le pouvoir. Par ailleurs, le régime soviétique inquiète les démocraties européennes mais attire une partie de la classe ouvrière. 

La France et le Royaume-Uni ne parviennent pas à empêcher les progrès des régimes totalitaires, bien qu’ils fassent des concessions pour préserver la paix. Ils refusent ainsi de réagir aux provocations de l’Allemagne (remilitarisation de l’Allemagne, alliances avec les régimes autoritaires italien et soviétique, annexion de territoires voisins, …). Par ailleurs, ils n’acceptent pas d’intervenir dans la guerre civile espagnole. Enfin, lors de la conférence de Munich, en 1938, ils acceptent de céder aux Allemands les territoires qu’ils revendiquent. En effet, les opinions publiques sont en effet divisées entre pacifisme et protection de la démocratie. 

 

LA GUERRE D’ESPAGNE

La guerre civile d’Espagne constitue un laboratoire militaire pour les Allemands, préfigurant ainsi la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit d’une guerre civile, qui dure de 1936 à 1939 et qui oppose les républicains du Frente Popular (ou Front Populaire), réunissant les partis politiques de gauche, aux nationalistes menés par le général Franco. Alors que l’URSS fournit une aide matérielle au camp républicain, en leur cédant des canons, des avions et des tanks, et une aide technique, en leur envoyant des conseillers militaires, l’Italie et l’Allemagne fournissent une aide militaire (60 000 hommes) et matérielle (avions, chars) aux nationalistes. Par ailleurs, ces deux pays participent à plusieurs bombardements, dont celui d’avril 1937 à Guernica et de mars 1938 à Barcelone. Les nationalistes sont finalement victorieux de cette guerre civile, tandis que la France et le Royaume-Uni avaient refusé d’intervenir. 

 

LE FRONT POPULAIRE EN FRANCE

La France est marquée au début des années 1930, par une faiblesse de l’Etat et une montée des Ligues d’extrême-droite. En effet, la crise économique entraîne un chômage de masse et une hausse de la pauvreté, mais également une crise politique : la démocratie est fragilisée. Les Ligues organisent, le 6 février 1934, une émeute antirépublicaine à Paris dont le but est de mettre en place un régime sur le modèle de l’Allemagne ou de l’Italie.

Pour faire face à cette situation, les partis de gauche sont mobilisés : les radicaux, le parti socialiste et le parti communiste s’unissent dans un Front populaire en 1934, qui gagne les élections législatives en 1936. Tandis que les ouvriers organisent des grèves joyeuses pour fêter cette victoire électorale, un nouveau président du conseil est nommé, Léon Blum, appartenant au parti socialiste. Le Front populaire met en place de nombreuses réformes, notamment des mesures sociales afin d’améliorer les conditions de vie et de travail des ouvriers. Ainsi, les Accords de Matignon, signés le 7 juin 1936 leur octroient deux semaines de congés payés, une baisse du temps de travail, une augmentation des salaires et instaurent des conventions collectives. Cependant, l’expérience du Front populaire est courte : n’aboutissant pas à une reprise économique, il est dissout en 1938. 

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Les avis sur ce document

Lola6mondini
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20/20

J'ai trouvée que ce cour était très mais alors très enrichissant et je me sent maintenant prête pour on prochain contrôle.

par - le 29/01/2017

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