Effondrement et refondation républicaine (1940-1946) - Histoire Géo - Brevet des collèges

Effondrement et refondation républicaine (1940-1946) - Histoire Géo - Brevet des collèges

Découvre notre cours sur l'effondrement et refondation républicaine (1940-1946) de 3ème en Histoire Géo.

Dans ce cours sur la vie politique et société en France tu auras des explications sur la chute de la république en 1940. Puis tu te centreras sur le régume de Vichy et la collaboration avec l'Allemagne Nazie. Par la suite, tu découvriras la lutte de la Résistance contre l'occupant et le retour de la République à la suite de la libération.

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Effondrement et refondation républicaine (1940-1946) - Histoire Géo - Brevet des collèges

Le contenu du document

 

PROBLEMATIQUE : Comment la démocratie chute-t-elle à la suite de la défaite contre l’Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale puis est-elle restaurée à la Libération ?

 

CE QU’IL FAUT SAVOIR

 

  • Dates

 

18 juin 1940 : Appel du général de Gaulle

1940-1944 : Régime de Vichy

1943 : Fondation du Conseil National de la Résistance par Jean Moulin

1944-1945 : Libération de la France, rétablissement de la République (la IVe), droit de vote des femmes, Sécurité sociale

 

 

  • Notions et vocabulaire : 

 

Armistice : Accord par lequel des pays en guerre suspendent les combats 

Camps d’internement : Camp regroupant des civils indésirables car résistants, étrangers, …

Clandestinité : Etat de quelqu’un qui vit secrètement pendant l’occupation nazie car il participe à des actions de résistance.

Collabo : Surnom donné aux personnes qui participent à la collaboration avec l’Allemagne.

Collaboration : Coopération économique et policière avec l’Allemagne nazie, décidée par le maréchal Pétain et amplifiée par Laval).

Défaite : Perte d’un combat.

Epuration : Processus visant à punir les personnes ayant collaboré avec l’occupant allemand. D’abord « sauvage », elle devient légale, menée par des tribunaux 

France libre ou Forces Françaises Libres (FFL) : Organisation de Résistance extérieure fondée à Londres par le général de Gaulle après son appel du 18 juin 1940 

Libération : Moment qui met fin à l’occupation allemande, et qui introduit un retour à la démocratie. 

Maquis : Regroupement de résistants dans des zones difficiles d’accès, et qui mène des actions de guérilla contre l’occupant 

Rafle : Pendant la Seconde Guerre mondiale, opération policière qui consiste à arrêter massivement des Juifs par surprise 

Régime autoritaire : Régime où l’Etat exerce un pouvoir fort, où les libertés sont encadrées et les lois sévères.

Réseau : Organisation militaire de résistance mettant en relation plusieurs groupes de résistance. 

Résistance : Action clandestine menée en France et en Europe pour lutter contre l’occupation nazie et parvenir à la libération des territoires 

Résistant : Personne qui s’oppose à une idéologie contraire en ce qu’il croit et à l’occupation de son pays 

STO : Service du Travail Obligatoire, à partir de 1942, qui réquisitionne tous les français de 21 à 23 ans pour travailler en Allemagne 

 

CE QU’IL FAUT SAVOIR FAIRE

Raconter la défaite et expliquer ses conséquences, l’armistice et la fin de la IIIe République.

Décrire quelques aspects de la politique du régime de Vichy révélateurs de son idéologie.

Décrire les principales mesures prises à la Libération (dont le droit de vote des femmes).

Raconter la vie d’un réseau, d’un mouvement ou d’un maquis en montrant les valeurs dont se réclament les hommes et les femmes de la Résistance. 

 

LA CHUTE DE LA REPUBLIQUE EN 1940

DEUX ATTITUDES DEVANT LA DEFAITE MILITAIRE

L’armée allemande envahit la France en mai 1940. La défaite intervient après une courte campagne militaire (débâcle). La victoire allemande provoque un exode de la population, qui part rejoindre le sud de la France. Populaire, le maréchal Pétain (« le héros de Verdun ») est appelé au pouvoir par le gouvernement : prenant acte de la défaite, Pétain et ses alliés souhaitent s’entendre avec Hitler en demandant l’armistice aux Allemands. Il en fait part aux Français le 17 juin 1940. 

Le général de Gaulle lance par radio un appel aux Français le 18 juin 1940. Réfugié à Londres, il refuse de se soumettre, lançant un appel à la Résistance et devient le chef de la France Libre. Il s’appuie sur des volontaires, le soutien du Royaume-Uni qui n’a pas cessé le combat, ainsi que sur l’empire colonial français, qui se rallie progressivement à lui.

 

LES CONDITIONS DE L’ARMISTICE

L’armistice est signé le 22 juin 1940 à Rethondes. Les conditions de l’armistice sont très dures : désarmement du pays, livraison des opposants au régime nazi qui avaient trouvé refuge en France, livraison de productions agricoles, industrielles et minières. Par ailleurs, les Français doivent payer une indemnité de guerre et les frais d’entretien de l’armée allemande qui occupe de Nord du pays. Enfin, l’armistice prévoit des compensations territoriales : la France est divisée en deux, le Nord et l’Ouest sont occupés par les Allemands, tandis que le Sud est une zone libre jusqu’en novembre 1942. L’Alsace-Moselle est annexée par l’Allemagne. 

 

LE RENVERSEMENT DE LA REPUBLIQUE

Pétain estime que la République et la démocratie sont responsables de la défaite : il veut donc y mettre fin. Il demande les pleins pouvoirs au Parlement : la majorité des députés et sénateurs l’accepte, mettant ainsi fin à la IIIe République. Seuls les parlementaires de gauche s’opposent au Maréchal. Ce dernier installe son régime, nommé Etat français, à Vichy, en zone libre. 

 

 

LE REGIME DE VICHY ET LA COLLABORATION AVEC L’ALLEMAGNE NAZIE

 

Le régime de Vichy se caractérise par une dictature personnelle, celle du Maréchal Pétain.  Ce dernier possède les pouvoirs exécutif et législatif, tandis que les partis politiques et les syndicats sont interdits. Le régime autoritaire abolit également les libertés fondamentales. 

La dictature s’appuie sur la propagande, chargée d’endoctriner la population. Elle véhicule ainsi le projet politique du régime, la Révolution nationale : la devise « travail, famille, patrie » remplace « liberté, égalité et fraternité ». La presse est censurée, les contrôles policiers renforcés, tandis qu’un véritable culte de la personnalité s’organise autour du Maréchal Pétain. 

Le régime met en place des mesures à l’encontre des juifs mais également des étrangers. En effet, il est antisémite et xénophobe. Il collabore avec l’Allemagne en discriminant les juifs dès 1940 : ces derniers doivent porter l’étoile jaune, certaines professions leur sont interdites, … Progressivement, le régime participe à la Solution finale : ainsi, il ordonne l’arrestation de Juifs par la police, la Milice et la Gestapo, notamment lors de grandes rafles, comme celle du Vel d’Hiv, qui se déroule du 16 au 18 juillet 1942. Les juifs sont ensuite déportés dans des camps de concentration et d’extermination.

Après l’entrevue de Montoire le 24 octobre 1940 (où Hitler et Pétain se rencontrent pour la première fois), le régime de Vichy met en place une politique de collaboration (économique, policière et militaire ainsi qu’antisémite) avec les Allemands. La France fournit aux Allemands une grande part de sa production agricole et industrielle (réquisition). De plus, le régime de Vichy met en place en 1943 le STO (Service du Travail Obligatoire) pour aider l’effort de guerre allemand : les jeunes français sont obligés d’aller travailler en Allemagne. Des volontaires combattent dans l’armée allemande, tandis que la Milice est chargée de la chasse aux résistants. Cette dernière participe également aux rafles des juifs. 

 

LA LUTTE DE LA RESISTANCE CONTRE L’OCCUPANT

 

A la suite de l’appel du 18 juin 1940, la Résistance française est de faible ampleur. Cependant, des hommes résistent encore à l’intérieur (Forces Françaises de l’Intérieur, FFI) ou à l’extérieur (Forces Françaises Libres, FFL), contre le régime de Vichy et l’occupation allemande. Des mouvements de résistance sont créés, comme celui de Libération-Sud à l’automne 1940 : ce mouvement lance tout d’abord un journal qui véhicule une propagande anti vichyste (contre le régime de Vichy), puis diversifie ses actions (renseignement, sabotage, formation de maquis, protection des juifs). Ses membres mènent une vie clandestine, très dangereuse, car ils sont recherchés par la Milice et les Allemands.  

Progressivement, de grands réseaux se développent afin de mettre en place des actions de résistance : il s’agit de missions de propagande, d’espionnage, mais également de sabotage ainsi que de lutte armée (par exemple dans les maquis). En 1943, la résistance intérieure, divisée en de nombreux réseaux présents sur le territoire, s’unifie grâce au Conseil National de la Résistance (CNR), créé par Jean Moulin. Il publie en 1944 un programme de refonte de la République. 

Par ailleurs, la radicalisation du régime de Vichy, dont la collaboration avec les Allemands fait de plus en plus de mécontents (multiplication des rafles et création du Service du Travail Obligatoire, STO), permet à la résistance française de se développer. 

Cependant, la majorité des français se sont accommodés de l’occupation allemande.  

 

LE RETOUR DE LA REPUBLIQUE A LA SUITE DE LA LIBERATION

 

La France est libérée à partir de 1944. La Libération a été permise par deux éléments : 

 

  • Le débarquement des Alliés en Normandie et en Provence le 6 juin et le 15 août 1944, 
  • L’action des FFL et FFI qui participent à la libération du territoire : en effet, les FFI participent à la libération de Paris.  

 

Le régime de Vichy est dissout à la Libération en 1944. S’ensuit rapidement une vague d’épuration, tout d’abord sauvage (touchant toutes les populations jugées coupables d’avoir collaboré avec l’ennemi, comme les femmes qui sont tondues). Cette épuration devient ensuite légale, encadrée par le GPRF avec la création de tribunaux. Pétain et son ministre Laval sont jugés et condamnés. 

Un Gouvernement Provisoire (GPRF) prend la tête du pays, dirigé par le général de Gaulle. Celui-ci est chargé de préparer de nouvelles élections, mais il met en place également des mesures qui avaient été énoncées par le CNR. Les lois prises par le régime de Vichy sont annulées. Le GPRF accorde également le droit de vote aux femmes, et crée la Sécurité sociale ainsi que les allocations familiales, pour favoriser la natalité. Afin de relancer la croissance économique, les compagnies d’assurances, les banques, les sources d’énergie et les moyens de productions sont nationalisés : par exemple, EDF est créée en 1946. 

La République est ensuite rétablie en 1946, avec à la tête du régime un personnel nouveau, issu notamment des résistances. La IVe République est une république parlementaire : le président n’a que peu de pouvoirs. Contraires aux idées de De Gaulle, celui-ci démissionne. 

Fin de l'extrait

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