La France défaite et occupée : Régime de Vichy, collaboration, Résistance - Histoire Géo - Brevet

La France défaite et occupée : Régime de Vichy, collaboration, Résistance - Histoire Géo - Brevet

Cette fiche de révision pour le Brevet traite du thème : l'Europe, un théâtre majeur des guerres totales (1914-1945), à propos de "La France défaite et occupée : le Régime de Vichy, collaboration, résistance".

Retrouvez les notions à connaitre sur ce chapitre, ainsi qu'un rappel sur le Régime de Vichy (antirépublicain, autoritaire et antisémite), la collaboration entre la France et l'Allemagne et la Résistance en France.

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La France défaite et occupée : Régime de Vichy, collaboration, Résistance - Histoire Géo - Brevet

Le contenu du document

 

PROBLEMATIQUE : Comment la France vaincue en 1940 bascule-t-elle d’un régime républicain à un régime autoritaire, dirigé par le maréchal Pétain ?

 

CE QU’IL FAUT SAVOIR

Notions et vocabulaire 

Antisémitisme : haine des juifs

Armistice : accord mettant fin aux combats.

Camp d’internement : lieu regroupant les prisonniers enfermés à la suite d’une déclaration administrative.

CNR : Conseil National de la Résistance, organisation réunissant les mouvements de résistance à partir de 1943.

Collaboration : Politique de coopération volontaire avec l’occupant allemand entre 1940 et 1944 en matière économique, politique et policière.

Culte de la personnalité : adoration organisée du chef de l’Etat dans un régime autoritaire.

Exode : Fuite des populations civiles devant la progression de l’armée allemande en mai et juin 1940.

FFI : Forces Françaises de l’Intérieur, ensemble des mouvements de résistance intérieure.

FFL : Forces Françaises Libres, ensemble des organisations de résistance extérieure, sous le commandement du général de Gaulle.

Milice : Organisation paramilitaire créée par Pierre Laval en 1943 aidant les Allemands à traquer les Juifs et à lutter contre les résistants.

Propagande : ensemble des pratiques (affiches, films, presse, …) mises en place par l’Etat pour convaincre la population de la supériorité d’une idéologie ou d’une politique.

Résistance : action menée pour lutter contre l’occupation de la France et le régime de Vichy.

Révolution nationale : idéologie du régime de Vichy, fondée sur la devise « Travail, famille, patrie » et sur une doctrine antirépublicaine et antisémite.

STO : Service du Travail Obligatoire, loi obligeant les jeunes hommes français de 20 à 23 ans à partir travailler en Grande Allemagne.

 

Le régime de Vichy

La fin de la République

Le 3 septembre 1939, la France déclare la guerre à l’Allemagne. Cependant, les combats ne commencent pas avant mai 1940 : c’est la drôle de guerre, pendant laquelle les soldats français sont stationnés derrière la ligne Maginot. L’offensive allemande commence le 10 mai 1940 sur le modèle de la guerre éclair (ou blitzkrieg) ; l’armée française est en déroute (la « débâcle »). La moitié de la France est occupée dès le mois de juin 1940.

Cette défaite aboutit à une crise sociale, puisqu’environ 6 millions de civils français fuient l’armée allemande en allant vers le sud (exode), mais également une véritable crise politique. En effet, le Maréchal Pétain, considéré comme le héros de la bataille de Verdun, qui a eu lieu pendant la Première Guerre mondiale, est nommé chef du gouvernement le 16 juin. Il reconnaît alors la défaite française et demande l’armistice aux Allemands, qui est signé le 22 juin 1940 à Rethondes. Les conditions de l’armistice sont très dures pour le pays : la France doit payer de lourds frais d’occupation, des soldats sont faits prisonniers tandis que le pays est séparé en deux par une ligne de démarcation : le nord est occupé par l’Allemagne et le sud est gouverné par Pétain depuis Vichy (envahi ensuite par l’Allemagne le 11 novembre 1942 à la suite du débarquement allié en Afrique du Nord). De plus, l’Allemagne récupère l’Alsace Moselle. 

 

 Un régime antirépublicain, autoritaire et antisémite

 Pétain obtient les pleins pouvoirs le 10 juillet 1940 afin de réviser la Constitution. Il met en place un nouveau régime, appelé le régime de Vichy ou Etat français dans lequel les partis et les syndicats sont interdits et remet en cause les valeurs républicaines : la IIIe République est renversée. Le régime de Vichy se fonde sur un programme politique appelé la Révolution nationale. En effet, il s’appuie sur des valeurs conservatrices, sur une nouvelle devise, « Travail, famille, patrie », sur la propagande et un culte de la personnalité du maréchal Pétain. Les libertés sont limitées, la presse et la radio sont contrôlées, tandis que des camps d’internement sont créés, comme celui de Drancy afin d’emprisonner les opposants politiques. En effet, le régime se dote d’une police politique, la Milice, qui est chargée de traquer les opposants au régime et les Juifs.

 

Les conditions de vie sont difficiles, puisque le ravitaillement des populations est insuffisant. Avec le rationnement des produits, un marché noir se développe. Le régime exclut une partie de la population, notamment les Juifs. En effet, dès octobre 1940, ils sont recensés et exclus par des mesures discriminatoires. La propagande au service du régime de Vichy est antisémite. Plusieurs statuts des Juifs sont mis au point : le premier date du 3 octobre 1940.

 

La collaboration

 Pétain et Hitler se rencontre une fois, lors de l’entrevue de Montoire, qui a lieu le 24 octobre 1940. Celle-ci prévoit la collaboration d’Etat.

 

 

 Une collaboration économique et militaire

 Le régime met en place une collaboration économique. Cette collaboration a pour objectif de participer à l’effort de guerre allemand. Pour cela :

 

-       Le régime verse des sommes d’argent, notamment des frais d’occupation de l’armée allemande ;

-       Des denrées agricoles et industrielles sont réquisitionnées ;

-       Des travailleurs sont envoyés en Allemagne, d’abord par la relève (un travailleur permet le retour de trois prisonniers de guerre) puis par le STO, qui oblige les jeunes hommes à partir travailler dans les entreprises allemandes. En 1943, 650 000 français sont concernés, certains s’engagent alors dans la Résistance pour y échapper.

Par ailleurs, le régime collabore aussi militairement : des volontaires s’engagent avec l’armée allemande sur le front de l’est : en 1943-1944, entre 40 000 et 60 000 hommes sont concernés par la LVF, la Légion des Volontaires Français. Par ailleurs, le régime crée une Milice, qui a pour objectif de traquer les résistants et les Juifs.


 

Une collaboration idéologique et antisémite

La collaboration est également idéologique et antisémite. En effet, les Juifs sont rapidement exclus de la société française. Un premier statut des Juifs, datant d’octobre 1940 les empêche d’exercer certains métiers, notamment dans la fonction publique. Le 2 juin 1941, un deuxième statut des Juifs renforce leur exclusion : ils ne peuvent plus exercer dans des professions libérales, commerciales, artisanales et industrielles. Par ailleurs, ils doivent obligatoirement se faire recenser sous peine d’internement. Le 4 octobre 1940, le régime accorde le pouvoir aux préfets d’interner les étrangers de race juive : 40 000 personnes sont alors détenues. De plus, les biens juifs sont liquidés le 22 juillet 1941. Enfin, le port de l’étoile jaune est imposé en zone occupée pour les Juifs à partir de mai 1942.

La police parisienne organise les 16 et 17 juillet 1942 la rafle du Vel’ d’Hiv’ (Vélodrome d’Hiver) : 13 152 Juifs sont arrêtés dans Paris et la banlieue parisienne. Les familles sont enfermées dans l’enceinte sportive du Vélodrome d’Hiver, tandis que les couples sans enfant et les célibataires sont internés dans le camp de Drancy. Ils sont ensuite livrés aux Allemands, puis la plupart sont déportés et exterminés à Auschwitz-Birkenau.

 

La Résistance

 Certains hommes décident de résister contre l’occupation nazie et le Régime de Vichy qui s’est engagé à collaborer.

 

La Résistance extérieure

Charles de Gaulle, opposé à l’armistice franco-allemande lance un appel radiodiffusé par la BBC le 18 juin 1940 depuis Londres. En effet, il souhaite poursuivre les combats puisque selon lui la défaite n’est pas définitive. Il veut s’appuyer sur les colonies, le Royaume-Uni qui continue à se battre et sur la puissance économique des Etats-Unis d’Amérique. Il se place alors comme le chef de la Résistance extérieure. Au début, il est rejoint par des militaires français, ce qui lui permet de mettre en place une armée de quelques milliers d’hommes, surnommée les FFL (Forces Françaises Libres). Une partie de l’Empire colonial français se rallie à lui, ce qui lui permet de diriger des opérations en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

 

 La Résistance intérieure

Quelques hommes, peu nombreux, restés en France, souhaitent résister face à l’occupation nazie et à la collaboration de l’Etat français. Au début, les résistants sont seuls ou en petits groupes. C’est le cas notamment de Germaine Tillion, une intellectuelle qui travaille au musée de l’Homme à Paris (arrêtée sur dénonciation en 1942, elle est enfermée en prison jusqu’en 1943 puis déportée en tant qu’opposante politique ; elle est finalement libérée du camp en 1945). Des réseaux se forment progressivement et participent notamment à l’évasion de prisonniers, à la diffusion de journaux clandestins, à la multiplication d’actes de sabotages contre Vichy ou l’Occupant. Les premiers mouvements de résistance se développent en 1941, comme Combat ou Libération Sud. Les résistants deviennent de plus en plus nombreux : les communistes s’engagent dans la Résistance au moment du déclenchement de l’opération Barbarossa et de l’invasion allemande de l’URSS. Ils sont rejoints par d’autres résistants après les premières rafles, l’invasion de la zone libre en novembre 1942 et l’instauration du STO en 1943, qui aboutit à la création de maquis, réunissant des jeunes qui ont fui le Service du Travail Obligatoire.

Les résistants vivent dans des conditions difficiles : en effet, ils doivent entrer dans la clandestinité. Ils sont en effet recherchés par la Milice, qui les emprisonne. Ils peuvent être ensuite déportés ou exécutés.

 

 L’unification des mouvements de Résistance

En janvier 1942, Jean Moulin est parachuté en France pour unifier les mouvements de résistance. Pour cela, il crée le CNR (Conseil National de la Résistance) en 1943, qui est chargé de préparer la libération du pays et le retour à la démocratie.

Les débarquements en Normandie le 6 juin 1944 et en Provence le 15 août 1944 permettent la libération progressive de la France. Les armées alliées sont aidées des groupes de Résistance (FFL et FFI, Forces Françaises de l’Intérieur). La capitale, Paris est libérée le 25 août 1944. Un gouvernement provisoire de la République française (GPRF) est mis en place, avec à sa tête de Gaulle. Il est chargé d’organiser des élections pour instituer une nouvelle république.

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