La Vème République, de la République gaullienne a l'alternance et a la cohabitation - Histoire Géographie - 3ème

La Vème République, de la République gaullienne a l'alternance et a la cohabitation - Histoire Géographie - 3ème

digiSchool Brevet et son professeur d'histoire géographie vous proposent gratuitement ce cours sur la Vème République, de la République gaullienne à l'alternance et à la cohabitation.

Dans cette fiche, vous verrez dans un premier temps les notions, le vocabulaire et les dates à connaitre. Puis, vous verrez une partie sur la République du Général de Gaulle. Enfin, vous aurez une partie sur la Vème République, entre continuité et alternance.

Téléchargez ci-dessous cette leçon d'histoire géo sur la Vème République, de la République gaullienne à l'alternance et à la cohabitation.

Document rédigé par un prof La Vème République, de la République gaullienne a l'alternance et a la cohabitation - Histoire Géographie - 3ème

Le contenu du document


 

PROBLEMATIQUE : Comment la République renouvelée fait-elle face aux transformations politiques et institutionnelles ?

 

CE QU’IL FAUT SAVOIR

 

Notions et vocabulaire

Alternance : Changement de majorité, de la droite à la gauche, ou inversement, après une élection présidentielle ou législative. 

Cohabitation : Situation dans laquelle le Président de la République appartient à un parti opposé à celui du Premier ministre.

Constitution : Ensemble de lois qui régissent le fonctionnement du pouvoir politique et qui définissent les droits des citoyens. 

 

Dates

1958 : Naissance de la Ve République

1962 : Election du président de la République au suffrage universel direct

1981 : Première alternance, élection de François Mitterrand

 

 

La République du général de Gaulle

 

La création de la Ve République

La IVe République subit des contestations : ce régime parlementaire est en effet jugé instable. Par ailleurs, la guerre d’Algérie paralyse le gouvernement, entre les partisans de l’indépendance et ceux qui souhaitent que celle-ci reste française. Une manifestation violente en 1958 en Algérie aboutit à la création d’un comité de Salut public qui réclame le retour du général de Gaulle. Celui-ci affirme se tenir prêt à assumer les pouvoirs de la République, à condition de la réformer. Il est alors nommé président du Conseil par le président René Coty. 

De Gaulle obtient les pleins pouvoirs pour 6 mois en juin 1958 : il est chargé de rétablir l’ordre en Algérie et confie la rédaction d’une nouvelle Constitution à un groupe de travail, dirigé par Michel Debré. 

Une nouvelle organisation politique

La nouvelle Constitution est adoptée suite au référendum le 28 septembre 1958. Elle bouleverse les institutions : les pouvoirs du Président de la République sont renforcés. Il détient le pouvoir exécutif, avec le gouvernement : il nomme son premier ministre qui choisit les ministres, il peut dissoudre l’Assemblée, il est aussi le chef des armées. Il a également le pouvoir d’organiser un référendum et de prendre des mesures exceptionnelles en cas de menaces graves. Le pouvoir législatif est détenu par le Parlement, formé de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Alors qu’en 1958, le président était élu par un collège de 80 000 notables, De Gaulle propose une réforme par référendum en 1962 : les Français votent majoritairement pour le oui, transformant ainsi l’élection du chef de l’Etat. Ce dernier est donc élu par tous les citoyens au suffrage universel direct dès l’élection de 1965.

 

La République gaullienne

De Gaulle est président de la Ve République de 1958 à 1969. Il inaugure une nouvelle manière de gouverner : en effet, il utilise les référendums, les bains de foule et les médias, comme la télévision, pour nouer des liens forts avec les Français. Il met en place une politique de grandeur : il veut notamment moderniser l’économie et développe une politique d’indépendance nationale (refusant ainsi la logique des deux blocs pendant la Guerre Froide). Réélu en 1965, De Gaulle est pourtant critiqué par les Français, notamment lors de la crise de Mai 1968. Celle-ci est une contestation étudiante et ouvrière qui fragilise son pouvoir. Il démissionne après son échec au référendum de 1969 qui prévoyait une réforme du Sénat et la régionalisation. 

Le successeur de De Gaulle, Georges Pompidou, président de 1969 à 1974 (il meurt pendant son mandat), ne remet pas en cause les institutions, tout comme Valéry Giscard d’Estaing (président de 1974 à 1981). Ce dernier est centriste, mais choisit dans un premier temps un Premier Ministre gaulliste, Jacques Chirac. Il met en place un grand nombre de réformes sociales, notamment la loi Veil. Néanmoins, les deux chocs pétroliers, en 1973 et en 1979, provoquent une grave crise économique qui entraîne le mécontentement de la population française. 

 

La Ve République, entre continuité et alternance

 

L’alternance

Le mécontentement grandissant de la population française se manifeste à travers l’élection d’un président issu d’un parti de gauche, le Parti Socialiste, François Mitterrand en 1981. Celui-ci a en effet réussi à unir les partis de gauche (communiste et socialiste) autour d’un programme commun. Il s’agit de la première alternance. Celle-ci est renforcée par l’obtention d’une majorité de gauche au Parlement. Le Président, bien qu’il ait critiqué les institutions de la Ve République, ne modifie toutefois pas la Constitution. Il met en place une politique de relance, avec de nombreuses réformes économiques, sociales et politiques, comme l’abolition de la peine de mort, le passage de la retraite à 60 ans et la décentralisation. Néanmoins, ces mesures ne parviennent pas à endiguer la crise et le gouvernement choisit de suivre une politique de rigueur à partir de 1983.  

 

Les cohabitations

En 1986, l’élection législative aboutit à un changement de majorité à l’Assemblée Nationale : le président Mitterrand change donc de Premier Ministre. Ce dernier, issu de la majorité, appartient à un parti de droite, Jacques Chirac. Cette période est appelée la première cohabitation, qui perdure jusqu’en 1988. Le Président prend alors en charge le domaine des affaires étrangères et le Premier ministre celui de l’intérieur, ce qui ne paralyse pas la vie politique. Ce phénomène se reproduit à deux reprises : 

- L’élection présidentielle de 1988 confirme François Mitterrand au pouvoir. Néanmoins, en 1993, une nouvelle élection législative confie la majorité aux partis de droite : François Mitterrand (réélu en 1988) nomme alors comme Premier Ministre Edouard Balladur. Il reste à cette fonction jusqu’à la fin du dernier mandat de Mitterrand, en 1995.

- Jacques Chirac devient président en 1995 et choisit comme Premier ministre Alain Juppé. En 1997, après la dissolution de l’Assemblée Nationale par le président Jacques Chirac, portant au pouvoir une majorité de gauche, le président nomme Lionel Jospin (membre du PS) Premier Ministre. 

Pour éviter que ce phénomène ne se reproduise, le président et le premier ministre proposent la réforme du quinquennat : à partir de l’élection présidentielle de 2002, le président est élu pour 5 ans au lieu de 7. Ainsi, la durée du mandat présidentiel est le même que celui des députés, qui sont élus peu de temps après le chef de l’Etat.  

 

La Ve République depuis 2002

L’élection de 2002 introduit deux changements : il s’agit de la première élection pour 5 ans du président de la République. Par ailleurs, c’est également la première fois qu’un parti d’extrême arrive au deuxième tour d’une élection présidentielle (le FN avec Jean-Marie Le Pen). Devant une mobilisation des électeurs, Jacques Chirac est alors réélu.

Ses successeurs, Nicolas Sarkozy (2007-2012) et François Hollande (2012-2017) rencontrent une forte impopularité. En effet, des défis sont encore à relever, notamment du point de vue économique, pour la Ve République. Par ailleurs, les dernières élections ont été marquées par le développement de l’abstention, montrant la défiance des électeurs envers les partis politiques. 

Fin de l'extrait

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