Alimentation et activités humaines - SVT - 3ème

Alimentation et activités humaines - SVT - 3ème

Notre professeur de SVT vous propose ce cours sur l'alimentation et les activités humaines.

Dans cette fiche, vous traiterez d'abord l'alimentation humaine puis dans un second temps, vous aborderez les impacts des activités humaines.

Téléchargez gratuitement ci-dessous cette leçon de SVT pour le Brevet sur l'alimentation et activités humaines.

Document rédigé par un prof Alimentation et activités humaines - SVT - 3ème

Le contenu du document


 

Introduction

 

Le monde animal et végétal est organisé en écosystèmes, ils n’ont pas tous la même taille et ne contiennent pas les mêmes espèces, mais leur fonctionnement est identique. Un écosystème représente l’ensemble des êtres-vivants d’un milieu et le milieu lui-même, le tout sans l’intervention de l’Homme. Cependant, pour se nourrir, l’Homme doit prélever des ressources (eau, nourriture) et pour cela, il va modifier les écosystèmes.

 

L’alimentation humaine

 

Nous sommes de plus en plus nombreux sur Terre : actuellement plus de 7 milliards d’individus. Les besoins en nourriture ne font donc qu’augmenter. Que ce soit pour l’Homme ou pour les animaux que nous élevons, il nous faut de la nourriture et nous ne pouvons l’obtenir qu’avec l’agriculture. Pour l’alimentation, nous avons besoin de terrain permettant la culture de végétaux et l’élevage d’animaux, ces terrains correspondent à des écosystèmes modifiés par l’Homme que l’on appelle agrosystème. Contrairement à un écosystème, dans un agrosystème l’Homme collecte des végétaux. Il n’y a donc plus de décomposition possible et le sol est appauvri en matière minérale. En retour, il faut ajouter de la matière minérale sous forme d’engrais, soit chimique, soit naturelle (fumier).

Dans un agrosystème, il faut agir de façon raisonnée, ne pas ajouter trop d’engrais ou trop de pesticides car cela peut impacter tout l’environnement alentour. L’exemple des marées vertes en Bretagne nous le prouve : les agriculteurs déversant une quantité d’engrais trop importante, le surplus ne sera pas utilisé par les végétaux et risque de s’infiltrer ou de ruisseler avec l’eau. Cela donne une eau trop riche en éléments minéraux et cela affecte les écosystèmes environnants, comme par exemple le littoral, permettant la prolifération d’algues vertes qui profitent de ces minéraux. De même, la dispersion de pesticides sur un champ entraine la mort d’individus dans le champ (insectes, végétaux nuisibles…). Mais cela peut également impacter les champs environnants et donc les écosystèmes voisins.

Il est possible d’avoir une agriculture raisonnée en utilisant de façon responsable les engrais et les pesticides, ou encore, en prenant en compte les animaux et végétaux présents sur le champ et dans les écosystèmes voisins. De nombreux agriculteurs utilisent la concurrence naturelle entre animaux ou végétaux pour éviter de répandre des pesticides comme par exemple la dispersion de coccinelles au-dessus d’un champ infesté de pucerons. Ces derniers seront exterminés de manière naturelle, et donc, sans pesticide. De même, pour éviter de répandre trop d’engrais sur un champ, il vaut mieux calculer la surface et la capacité d’absorption des végétaux, cela évite un surplus pouvant se répandre dans d’autres écosystèmes.

 

Les impacts des activités humaines.

 

Sur les continents

Le premier impact visible de l’Homme sur les continents est toutes les constructions qu’il fait : routes, infrastructures (usines, maisons, bâtiments publiques…). Lors de la construction d’une autoroute par exemple, il faut raser ce qu’il y avait précédemment sur le terrain pour permettre l’installation des machines et la mise en place de la nouvelle route. Cette dernière peut avoir un impact sur l’écosystème environnant car elle peut couper en deux le territoire de certaines espèces (animales ou végétales). L’impact sur l’environnement est considérable : de nombreux animaux risquent de mourir sur cette route et la végétation ne pourra plus migrer. Cette conséquence est valable lors de la mise en place de nombreuses structures (transformation d’un champ en lotissements, en centre commercial ou en usine…).

Le deuxième impact majeur de l’Homme sur les continents est la libération dans l’atmosphère de nombreux gaz, par les activités industrielles, le trafic routier… Nous utilisons comme énergie une énergie dites fossile, c’est-à-dire produite il y a des millions d’années et non-renouvelable. Cette énergie a un très gros inconvénient : elle libère certains gaz dans l’atmosphère comme le dioxyde de carbone (CO2), qui est l’un des gaz à effet de serre favorisant le réchauffement climatique. En 30 ans en France, la température moyenne a augmenté d’environ 1 degré, et ce n’est pas près de s’arrêter.

Dans les océans

Le réchauffement climatique observable sur les continents l’est encore plus dans les océans, les premières victimes sont les récifs coralliens. Des algues vivent dans les tissus des coraux et produisent de l’énergie utilisable par le corail. En retour, ce dernier produit du dioxyde de carbone (CO2), utile à l’algue. Le réchauffement climatique fait monter la température de l’eau et la rend plus acide. A cela s’ajoute la pollution de l’eau par l’Homme (agriculture, déforestation, polluant…). Cet ensemble modifie l’habitat du corail qui va expulser l’algue, perdant ainsi sa ressource d’énergie principale et causant son blanchiment provoquant à terme sa mort. En plus de cela, il y a également la pêche : certains bateaux utilisent des filets qui raclent le fond des océans et abiment de nombreux récifs coralliens.

L’autre impact majeur de l’Homme sur les océans est lié à la pollution qu’il provoque ; que ce soit en libérant des produits chimiques directement dans le milieu naturel (rejet d’usines, décharges à ciel ouvert…), ou encore en utilisant des pesticides toxiques qui impactent les animaux et la chaîne alimentaire (les petits poissons contaminés seront mangés par de plus gros poissons qui accumuleront les toxines dans leur corps). Sans oublier tous les produits qui sont jetés dans la nature et qui ne sont pas biodégradables ou qui mettent des siècles à se dégrader (canettes, sacs plastiques, bouteilles…). Dans la nature certains objets peuvent passer pour ce qu’ils ne sont pas. Par exemple, un sac plastique dans l’océan ressemble étrangement à une méduse, nourriture principale des tortues de mer qui finissent étouffées en les mangeant.

 

La déforestation

La déforestation correspond à la destruction de forêts, d’espaces verts avec des arbres. Le déboisement est très important sur certaines parties du globe, comme en Amazonie où on retrouve l’une des plus grandes forêts au monde. Les principales causes de la déforestation sont la nécessité de terrain pour l’agriculture et le pâturage des animaux, ensuite il y a l’extraction de bois. Les conséquences de la déforestation sont nombreuses et importantes : tout d’abord cela abîme le sol et modifie le cycle de l’eau : comme il n’y a plus de végétaux pour absorber une partie de l’eau, cela augmente le ruissellement et l’érosion du sol. La diminution du nombre de végétaux réduit également l’absorption de CO2 par ces derniers, ce qui est loin d’être négligeable au vue de l’activité humaine. La déforestation impacte également de nombreuses espèces (animales et végétales), plusieurs animaux se retrouvent sans habitat et certains végétaux perdent leur pilier (lianes, mousses, orchidées… qui n’ont plus d’arbres auxquels s’accrocher). Sans oublier certaines tribus qui vivent dans, et avec l’aide de, ces forêts (chasse, cueillette…) et qui se retrouve également sans habitat et sans ressource.

 

Conclusion

 

L’Homme doit modifier l’environnement pour pouvoir se nourrir, il transforme donc certains écosystèmes en agrosystèmes. Cela doit se faire de manière réfléchie sinon cela peut entrainer des pollutions et des changements sur les écosystèmes alentours. On voit d’ailleurs que l’activité humaine a eu de nombreux impacts sur l’environnement : que ce soit sur les continents avec la création d’infrastructures, dans les océans avec la pollution ou de manière plus générale avec l’émission de gaz à effet de serre ou la déforestation.

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